Les Etats-Unis ne se préparent pas à une guerre avec l'Iran, assure Donald Trump

GEOPOLITIQUE Le président américain se dit toutefois prêt à envoyer 120.000 soldats au Moyen-Orient en cas d'attaque des forces iraniennes

20 Minutes avec AFP

— 

Donald Trump répond aux questions de la presse avant de monter à bord d'Air Force One, le 14 mai 2019.
Donald Trump répond aux questions de la presse avant de monter à bord d'Air Force One, le 14 mai 2019. — Oliver Contreras/Sipa USA

Une guerre avec l’Iran ? Donald Trump ne s’y prépare pas… Pour l’instant. Mardi, le président américain a démenti tout projet d’envoyer 120.000 soldats au Moyen-Orient pour contrer Téhéran en cas d’attaque ou d’accélération de son programme nucléaire, une hypothèse évoquée la veille par le New York Times.

« Est-ce que je le ferais ? Absolument. Mais nous ne l’avons pas planifié. Espérons que nous n’ayons pas à le planifier. Si nous devions le faire, nous enverrions beaucoup plus d’hommes que ça », a-t-il expliqué à des journalistes à la Maison Blanche. « C’était où, cette histoire, dans le New York Times ? Eh bien, c’est des infox », a-t-il lancé.

Un plan présenté en réunion, selon le Times

Lundi soir, le quotidien avait rapporté que le ministre américain de la Défense par intérim, Patrick Shanahan, avait présenté la semaine dernière, lors d’une réunion avec des conseillers à la sécurité nationale de Donald Trump, un plan selon lequel jusqu’à 120.000 hommes pourraient être envoyés au Moyen-Orient si l’Iran attaquait des forces américaines.

Ce plan, qui n’en est qu’à un stade préliminaire selon le journal, n’appelle pas à une invasion terrestre et le chiffre évoqué est le plus élevé de la fourchette envisagée, précise le New York Times. Donald Trump avait de nouveau mis l’Iran en garde lundi contre tout passage à l’acte contre les intérêts américains.

Tensions exacerbées

Les relations déjà tendues entre Washington et Téhéran se sont envenimées depuis une semaine : l’Iran a suspendu certains de ses engagements pris en vertu de l’accord de 2015 encadrant son programme nucléaire, un an après le retrait américain de ce texte, tandis que l’administration Trump a renforcé ses sanctions contre l’économie iranienne.

Parallèlement, le Pentagone a dépêché dans la région un porte-avions, un navire de guerre, des bombardiers B-52 et une batterie de missiles Patriot. Mardi, le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo a assuré que les Etats-Unis ne souhaitaient pas d’une guerre avec l’Iran, tout en se montrant favorable au maintien de pressions sur Téhéran.

Un porte-parole britannique de la coalition internationale en Irak et en Syrie a, de son côté, joué l’apaisement, assurant ce mardi que le niveau de menace représenté par les milices pro-iraniennes pour les forces occidentales ne s’était pas intensifié, « Il n’y a pas d’aggravation de la menace posée par les forces pro-iraniennes en Irak et en Syrie », a déclaré le général Chris Ghika, qui s’exprimait depuis Bagdad au cours d’une téléconférence au Pentagone.