Etats-Unis: Cette youtubeuse raciste et sexiste de 14 ans est l’étoile montante de l’extrême droite

YOUTUBE Dans ses monologues filmés, la jeune fille tient des propos racistes, sexistes et islamophobes. Elle compte plus de 800.000 abonnés

20 Minutes avec agence

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Illustration de Youtube.
Illustration de Youtube. — LOU WEE/SIPA

Une adolescente américaine de 14 ans se faisant appeler Soph crée la polémique sur YouTube où elle tient régulièrement des propos islamophobes, sexistes ou racistes. Sur le réseau social, la chaîne de celle qui est devenue l’égérie de nombreux jeunes représentants de l’extrême droite aux Etats-Unis compte plus de 800.000 abonnés, rapporte Buzz Feed news.

Un monologue où elle se moque des musulmans en jouant le rôle d’une femme voilée a été vu plus de 250.000 fois. « Je suis régulièrement violée par mon mari de 40 ans (…) mais au moins je peux aller à San Francisco pour lapider des gays », raconte l’Américaine dans la vidéo.

Un discours nauséabond

Mais Soph a aussi posté des discours assimilant les femmes à des manipulatrices limitant la liberté des hommes, indique Slate. Et l’adolescente a soutenu une jeune Afro-Américaine qui avait déclaré l’an dernier soutenir le Ku Klux Klan et ne pas aimer les Noirs.

Soph a par ailleurs reconnu avoir écrit sur un forum de jeux vidéo qu’elle espérait voir arriver « un Hitler pour les musulmans ». Les ambitions de la youtubeuse, qui aurait commencé à sévir sur Internet dès l’âge de 9 ans, ont de quoi faire peur : elle affirme vouloir créer « une génération de dissidents ».

Elle menace de tuer la PDG de YouTube

Les responsables de YouTube sont pointés du doigt pour leur manque de mesures efficaces pour protéger les jeunes internautes de ce type de contenus. Quand le réseau social a bloqué la fonction « commentaires » sous les contenus impliquant des mineurs pour protéger ces derniers, Soph a vu rouge.

Elle a menacé de tuer la patronne de YouTube. « Je me demande pourquoi les gens s’inquiètent de ce que je dis plutôt que de s’inquiéter du fait que des parents laissent leurs enfants me regarder », s’interroge l’adolescente.