Epidémie de rougeole: Les passagers d'un navire de la scientologie devraient pouvoir débarquer dès mercredi

CONTAGION Des tests sanguins sont en train d’être réalisés aux Pays-Bas, après la découverte d’un cas de rougeole à bord du bateau

20 Minutes avec AFP

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Le navire Freewinds a jeté l'ancre à Willemstad, Curacao, le 4 mai 2019.
Le navire Freewinds a jeté l'ancre à Willemstad, Curacao, le 4 mai 2019. — RAINO MAURICIA / AFP

Bientôt la fin de la quarantaine ? Les quelque 300 passagers et équipages du bateau de croisière de l'Eglise de la scientologie sont toujours bloqués à bord depuis la détection d’un cas de rougeole. Ils pourraient être autorisés à débarquer sur l’île caribéenne de Curaçao dès mercredi, une fois que les autorités sanitaires auront confirmé l’absence de contagion.

Le sang prélevé chez les quelque 260 passagers qui n’ont pu prouver avoir déjà été vaccinés contre la rougeole ou avoir déjà contracté ce virus par le passé « doit arriver demain (lundi) matin » aux Pays-Bas pour y être examiné, a déclaré Izzy Gerstenbluth, épidémiologiste en chef de l’Institut de recherche sanitaire et biomédicale de l’île néerlandaise autonome, située au large du Venezuela.

Une malade venue d’Europe

« J’espère que nous aurons les résultats mercredi. Ensuite, nous espérons parvenir à un consensus avec nos partenaires internationaux à propos du protocole à suivre pour les embarquements, les gens qui montent à bord, et les débarquements », a précisé Izzy Gerstenbluth. Le navire, le « Freewinds », avait débarqué mardi à Sainte-Lucie dans les Caraïbes, où il avait été placé en quarantaine après qu’une membre d’équipage danoise a attrapé la rougeole.

« Il n’y a pas d’épidémie de rougeole sur le bateau. Personne sur le bateau n’a rien fait de mal. Une personne est venue d’Europe et au bout de quelques jours, elle avait le nez qui coule, elle a été isolée, et il s’est avéré qu’elle avait la rougeole », a expliqué Izzy Gerstenbluth, assurant que la malade allait « mieux désormais ».

« La patiente a été isolée la majeure partie du temps où elle était contagieuse. La procédure de quarantaine sur le bateau est excellente. Il y a une aire de confinement à l’intérieur du cabinet médical, donc elle était séparée du reste des passagers. La patiente n’est jamais sortie de cette pièce. Quand elle avait besoin de quelque chose, de nourriture, cela lui était apporté par des personnes munies de masques et de gants », a relaté l’épidémiologiste. D’après Sainte-Lucie, il y aurait environ 300 personnes à bord de ce paquebot battant pavillon panaméen. Long de 134 mètres, le « Freewinds » est utilisé pour des retraites spirituelles par l’Eglise de scientologie, classée comme une secte par plusieurs pays, dont la France.

DROIT DE REPONSE

Votre article mentionne :

« L’organisation, classée par plusieurs pays, dont la France, comme une secte, n’est pas opposée aux vaccins… »

La notion de secte n’a aucune existence juridique. Le fait de l’employer jette systématiquement l’opprobre sur l’Eglise de Scientologie en France alors que celle-ci est considérée comme une religion dans de nombreux pays dont le Royaume-Uni, l’Italie, l’Espagne, le Portugal, la Suède, les Etats-Unis, la Colombie, l’Australie, etc... et alors même que la République française ne reconnaît aucun culte.

D’autre part, votre article mentionne :

« Quand un scientologue attrape un rhume, il doit écrire une note pour dire quel ennemi de l’église l’a rendu malade. Il est forcément interrogé et puni, car dans la Scientologie, quand on tombe malade, c’est toujours de sa propre faute. »

On sombre ici dans les commentaires les plus gratuits sur les scientologues et la religion de Scientologie. Mais, comme le souligne l’article lui-même, la source de ces propos, un certain Tony Ortega, est décrit comme « l’ennemi numéro un de la Scientologie », ce qui, en soi, suffit à jeter un doute plus que sérieux sur la crédibilité des « informations » qu’il véhicule.

L’article relève également la présence à bord d’un médecin, ce qui, sur un navire, est une évidence, et suffit d’ailleurs à mettre à mal l’idée complètement fausse que la Scientologie serait « sceptique, voire hostile, à la médecine moderne ». La Scientologie n’a pas de doctrine contre la médecine. Tous les scientologues sont responsables de leur propre santé et recourent au médecin de leur choix.

Dans un lieu confiné, tel un navire, il est évident qu’un cas de maladie contagieuse doit être signalé pour éviter sa propagation.

L’idée qu’un scientologue serait puni s’il est malade est fausse. Ce qu’un membre de l’Eglise de Scientologie pourrait être amené à rechercher, sur un plan purement spirituel, et sans que cela n’interfère avec le traitement médical adéquat, est si une personne avec laquelle il est en contact le dévalorise constamment, ce qui pourrait le rendre plus susceptible d’être et ainsi sera sujet aux maladies et aux accidents. En effet, l’oppression perturbe gravement les gens et leur cause des ennuis.

Pour cela, le scientologue pourra, soit résoudre la situation conflictuelle avec la personne en question en lui fournissant des informationsà propos de la Scientologie ou sur tout autre sujet à l’origine du conflit.

Il suffit, pour en être convaincu, de visiter le site de notre télévision scientology.tv. Là, sont illustrés les principes fondamentaux selon lesquels vivent les scientologues.

Martine Rhein, Responsable des relations publiques de l’Eglise de Scientologie en France.