VIDEO. Affaire Julian Assange: Les avocats du fondateur de Wikileaks déposent plainte contre des Espagnols pour «espionnage et chantage»

FAITS DIVERS WikiLeaks a accusé les autorités équatoriennes d’avoir rassemblé des milliers de photographies et de vidéos de Julian Assange, prises dans l’ambassade d’Équateur à Londres.

20 Minutes avec AFP

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Julian Assange, fondateur de WikiLeaks, à Londres en 2012.
Julian Assange, fondateur de WikiLeaks, à Londres en 2012. — Kirsty Wigglesworth/AP/SIPA

Les avocats de Julian Assange ont porté plainte contre un groupe d’Espagnols accusés d’avoir exercé un chantage sur le fondateur de Wikileaks​, qui aurait été « espionné » dans l’ambassade d’Equateur à Londres où il était réfugié.

WikiLeaks a en effet accusé début avril les autorités équatoriennes d’avoir rassemblé des milliers de photographies et de vidéos de Julian Assange, prises dans l’ambassade d’Equateur à Londres. Selon Kristinn Hrafnsson, rédacteur en chef du site spécialisé dans la révélation de documents secrets, ces images étaient parvenues à un groupe en Espagne qui a demandé 3 millions de dollars (2,7 millions d’euros) pour ne pas les diffuser.

Une source au sein de l’équipe d’avocats du fondateur de Wikileaks, qui a requis l’anonymat, a précisé à l’AFP que la plainte déposée en Espagne visait « un groupe d’Espagnols qui sont soupçonnés d’avoir mené une tentative d’extorsion ». La plainte concerne aussi plusieurs employés de l’ambassade et du ministère équatorien des affaires étrangères « qui pourraient avoir une responsabilité » dans cette affaire, sur laquelle une enquête a été ouverte.

Accusé d’avoir tenté de créer un « centre d’espionnage » dans l’ambassade d’Equateur

Le fondateur de WikiLeaks est en détention après son arrestation à l’ambassade d’Equateur de Londres où il avait trouvé refuge il y a sept ans afin d’échapper à un mandat d’arrêt britannique pour des accusations de viol et d’agression sexuelle en Suède, qu’il a toujours niés.

Julian Assange fait également face à une demande d’extradition des Etats-Unis, qui l’accusent d’avoir aidé l’ex-analyste du renseignement américain Chelsea Manning à obtenir un mot de passe pour accéder à des milliers de documents classés secret-défense. De son côté, le président équatorien Lenin Moreno s’est efforcé de justifier sa décision de retirer l’asile accordé à Assange – ce qui a mené à son arrestation – en l’accusant d’avoir tenté de créer un « centre d’espionnage » dans l’ambassade d’Equateur à Londres.