Chypre: Un militaire avoue sept meurtres, trois corps déjà retrouvés

FAITS DIVERS Il s’agirait du premier tueur en série sur l’île méditerranéenne

20 Minutes avec agences

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Les autorités ont fouillé un lac artificiel près de Nicosie à la recherche d'autres corps.
Les autorités ont fouillé un lac artificiel près de Nicosie à la recherche d'autres corps. — Petros Karadjias/AP/SIPA

L’enquête sur des meurtres de femmes et de jeunes filles étrangères à Chypre se poursuit. Les autorités ont annoncé ce jeudi la découverte d’un troisième corps alors qu’un suspect a avoué le meurtre de sept personnes.

Ce dernier, un officier chypriote de l’armée âgé de 35 ans, avait été arrêté après la découverte de deux corps. C’est lui qui a montré aux enquêteurs l’endroit où il avait abandonné le corps de cette femme philippine, portée disparue depuis l’année dernière : un puits situé sur un champ de tir de l’armée près de la capitale Nicosie.

Le premier serial killer à Chypre ?

Des sources policières, citées par l’agence de presse chypriote (CNA), ont indiqué que les autorités enquêtaient également sur des affaires concernant une femme indienne ou népalaise ainsi qu’une mère roumaine et sa fille, portées disparues en 2016.

Cette affaire, qualifiée par les médias de premiers « meurtres en série » sur cette île méditerranéenne, s’est complexifiée et la police chypriote a dû demander à la police britannique l’aide d’experts. Parmi eux figurent un médecin, un psychiatre clinicien, un expert en médecine légale ainsi que des enquêteurs ayant travaillé sur de nombreux dossiers de meurtres.

L’opposition réclame la démission du ministre de la Justice

Le chef de la police locale avait annoncé ce lundi la découverte de deux cadavres de Philippines dans un puits de mine. Les enquêteurs sont toujours à la recherche de la fille de l’une des victimes, âgée de six ans et qui aurait disparu près d’un lac aux environs de Nicosie.

L’affaire a choqué l’île où le taux de criminalité est relativement faible, et les autorités ont été critiquées pour leur manque d’action. Le principal parti d’opposition Akel a appelé à la démission du chef de la police et du ministre de la Justice.