Affaire Carlos Ghosn: L’ancien PDG de Renault a quitté le centre de détention de Tokyo

LIBERATION Carlos Ghosn était retourné en prison début avril après une ré-arrestation surprise qui lui a valu une quatrième inculpation

M.A. avec AFP

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Tokyo, le 25 avril 2019. Carlos Ghosn quitte le centre de détention de Tokyo.
Tokyo, le 25 avril 2019. Carlos Ghosn quitte le centre de détention de Tokyo. — Behrouz MEHRI / AFP

Au lendemain de la décision du tribunal, qui a approuvé la libération sous caution de l’ex-PDG de Renault, Carlos Ghosn a quitté, ce jeudi, le centre de détention de Tokyo.

Le magnat de l’automobile déchu de 65 ans était retourné dans le centre de détention de Kosuge (nord de la capitale) début avril après une ré-arrestation surprise. Plus tôt, le tribunal avait approuvé la libération sous caution de l’ex-PDG de Renault, sous conditions. Aussitôt, le parquet avait fait appel de cette décision, jugeant « regrettable » que la cour ait donné son feu vert à sa libération « en dépit de craintes de destruction de preuves », selon un communiqué du procureur-adjoint.

Des conditions strictes de libération

Ce jeudi, l’appel du parquet a été rejeté par le tribunal de Tokyo, ouvrant la voie à la libération immédiate de Carlos Ghosn, sous conditions : « assignation à résidence, interdiction de quitter le Japon et autres conditions visant à empêcher la destruction de preuves et la fuite », a précisé le tribunal. La caution requise, de 500 millions de yens (4 millions d’euros), a déjà été versée.

Carlos Ghosn n’aura le droit de voir son épouse qu'« à condition que le tribunal approuve une requête » en ce sens, a expliqué son avocat, Junichiro Hironaka, à la presse. « Restreindre les communications et le contact entre ma femme et moi est cruel et inutile », a réagi Carlos Ghosn quelques heures après sa libération.

Carole Ghosn, dans le viseur des procureurs pour son rôle supposé dans un des volets de l’affaire, est en outre soupçonnée par le parquet d’avoir contacté des protagonistes du dossier. Le dirigeant franco-libano-brésilien est sous le coup de quatre inculpations : deux pour des dissimulations de revenus dans des documents boursiers et deux cas différents d’abus de confiance aggravé.