Attentats au Sri Lanka: Aucun Français parmi les victimes, une «erreur d’identité» selon le gouvernement

BILAN «Le ressortissant français qui était marqué comme tué dans le communiqué de presse du ministère du 22 avril est un cas d'erreur» de nationalité, a déclaré le ministère des Affaires étrangères sri-lankais

20 Minutes avec AFP

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Plus de 320 personnes sont mortes dans des attentats suicides à Colombo, au Sri Lanka, le 22 avril 2019.
Plus de 320 personnes sont mortes dans des attentats suicides à Colombo, au Sri Lanka, le 22 avril 2019. — Jewel SAMAD / AFP

Deux jours après les attentats suicides à Colombo, revendiqués par l’organisation Etat islamique, le gouvernement sri-lankais a finalement annoncé qu’aucun Français ne figurait parmi les 320 victimes, contrairement à ce qui avait été annoncé lundi.

Lundi, les autorités avaient déclaré qu’un ressortissant français avait été identifié parmi les victimes. « Le ressortissant français qui était marqué comme tué dans le communiqué de presse du ministère du 22 avril est un cas d’erreur » de nationalité, a déclaré le ministère des Affaires étrangères sri-lankais dans un communiqué, publié ce mardi. La nationalité étrangère la plus touchée dans ces attaques est l’Inde, avec 10 morts.

Des attaques en représailles aux fusillades de Christchurch en Nouvelle-Zélande

Le bilan s’est alourdi à 320 morts, ce mardi, après que plusieurs blessés ont succombé à leurs blessures, a annoncé la police locale, qui a procédé à de nouvelles arrestations. Mardi midi, le groupe Daesh a revendiqué les attentats au Sri Lanka, d’après l’agence de propagande de l’organisation djihadiste, Amaq. « Les auteurs des attaques ayant visé des ressortissants des pays de la coalition [anti-Daesh] et les chrétiens au Sri Lanka avant-hier sont des combattants de Daesh », a annoncé le groupe djihadiste.

Selon les premiers éléments de l’enquête, ces attaques auraient été commises en représailles au carnage des mosquées de Christchurch en Nouvelle-Zélande et en lien avec un groupe islamiste indien, a déclaré mardi le vice-ministre sri-lankais de la Défense. Les autorités ont déjà interpellé une quarantaine de personnes dans l’enquête sur ces attaques.