Corée du Nord: Kim Jong-un ira «prochainement» en Russie pour rencontrer Poutine

COREE DU NORD Ce premier sommet entre les deux hommes devrait avoir lieu dans la semaine dans le port de Vladivostok, dans l'est de la Russie

20 Minutes avec AFP

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Le train de Kim Jong Un le 23 février 2019 en Chine, avant le deuxième sommet entre le dirigeant nord-coréen et le président américain Donald Trump au Vietnam.
Le train de Kim Jong Un le 23 février 2019 en Chine, avant le deuxième sommet entre le dirigeant nord-coréen et le président américain Donald Trump au Vietnam. — AP/SIPA

Le leader nord-coréen Kim Jong-un va « prochainement » se rendre en Russie pour des discussions avec le président Vladimir Poutine, a annoncé mardi l’agence officielle nord-coréenne KCNA, confirmant une annonce du Kremlin jeudi.

Kim Jong-un « va prochainement effectuer une visite en Russie à l’invitation » du président Poutine, a annoncé KCNA. « Ils auront des discussions durant cette visite », a ajouté la brève dépêche. KCNA n’a pas précisé où la rencontre devait avoir lieu.

Le Kremlin avait indiqué la semaine dernière que les deux hommes allaient se réunir en Russie « dans la deuxième moitié d’avril » sans fournir davantage de détails. La rencontre devrait avoir lieu dans le port de Vladivostok, dans l’est de la Russie, probablement mercredi ou vendredi.

Kim Jong-il avait rencontré Dmitry Medvedev

Il s’agira du premier sommet entre les leaders des deux pays depuis que Kim Jong-il, père de l’actuel dirigeant nord-coréen, a rencontré Dmitry Medvedev il y a huit ans. La Russie entretient des relations plutôt amicales avec Pyongyang et fournit une certaine aide alimentaire. Le président Poutine a exprimé depuis longtemps sa disponibilité pour une rencontre avec le leader nord-coréen.

Leur rencontre intervient moins de deux mois après le deuxième sommet entre Kim Jong-un et le président américain Donald Trump, organisé à Hanoï, et qui s’est achevé sans parvenir à un accord sur le sort de l’arsenal nucléaire nord-coréen.

Kim Jong-un a rencontré le président chinois Xi Jinping à quatre reprises en l’espace d’un an mais il cherche actuellement un soutien international plus large dans son bras de fer avec Washington, notent les analystes. La Russie a déjà demandé la levée des sanctions internationales contre la Corée du Nord, tandis que les Etats-Unis l’ont accusée d’aider Pyongyang à violer certaines de ces sanctions, accusations rejetées par Moscou.