Pâques: Le pape François appelle à «favoriser le retour des réfugiés» en Syrie

DISCOURS Dans son discours de Pâques, le pape à appeler à favoriser le retour des migrants et à la réconciliation au Soudan du Sud

J.-L. D. avec AFP

— 

Le pape François le 22 mars 2019 au Vatican
Le pape François le 22 mars 2019 au Vatican — Andreas SOLARO / AFP

Le pape François a appelé ce dimanche à trouver des solutions pacifiques afin que « les armes cessent d'ensanglanter la Libye » et pour « favoriser le retour » des réfugiés en Syrie.

Dans son traditionnel message de Pâques, suivi par la bénédiction Urbi et orbi, le souverain pontife a en outre appelé à « la réconciliation » au Soudan du sud.

« Le dialogue plutôt que l'opposition » 

« Que les armes cessent d’ensanglanter la Libye où, de nouveau, des personnes sans défense meurent ces dernières semaines et où de nombreuses familles sont contraintes à quitter leur propre maison », a lancé le pape depuis la loggia de la basilique Saint-Pierre.

« J’exhorte les parties concernées à choisir le dialogue plutôt que l’oppression, en évitant que s’ouvrent à nouveau les blessures d’une décennie de conflits et d’instabilité politique », a-t-il dit.

« Victime d'un conflit qui perdure »

Les combats ont redoublé d'intensité samedi aux portes de Tripoli, après l'annonce par les forces loyales au gouvernement d'union nationale (GNA) d'une « phase d'attaque » contre les troupes du maréchal Khalifa Haftar lancées à la conquête de la capitale libyenne.

Le pape, qui suit de près la situation en Syrie, a également déploré que le peuple syrien soit « victime d'un conflit qui perdure, et qui risque de nous trouver toujours davantage résignés et même indifférents ».

Un tour du monde des zones de guerre

« C’est plutôt le moment de renouveler l’engagement pour une solution politique qui réponde aux justes aspirations de liberté, de paix et de justice, qui affronte la crise humanitaire et favorise le retour en sécurité des personnes déplacées et de celles qui se sont réfugiées dans les pays limitrophes, surtout au Liban et en Jordanie », a-t-il conseillé.

Dans son tour du monde des zones de conflit dans le monde, le souverain pontife a en outre exhorté une nouvelle fois le président sud-soudanais Salva Kiir et le chef rebelle Riek Machar à s’engager pour « la réconciliation de la Nation. »

Une réconciliation en vue ?

Salva Kiir et Riek Machar viennent de se rencontrer au Vatican pour une retraite spirituelle de deux jours, à l'issue de laquelle le pape François avait exprimé son espoir que «les hostilités cesseront enfin et que l'armistice sera respecté», avant de s'agenouiller pour embrasser les pieds des deux rivaux.

Mais samedi le président sud-soudanais a appelé le chef rebelle à rentrer « urgemment » au pays pour y former un gouvernement d'unité nationale, estimant que tout retard « détruirait » les espoirs de paix du peuple de ce pays en guerre civile.

Dans son message de Pâques, le pape a loué dimanche « les efforts accomplis par les autorités civiles et religieuses du Sud Soudan ». « Puisse s’ouvrir une nouvelle page de l’histoire du pays, dans laquelle toutes les composantes politiques, sociales et religieuses s’engagent activement pour le bien-être commun et la réconciliation de la Nation », a-t-il commenté.