Prix Pulitzer: Deux enquêtes journalistiques gênantes pour Trump récompensées

REVELATIONS Entre les cadeaux financiers de son papa et la révélation de ses liaisons amoureuses, Trump était au cœur de la cérémonie

20 Minutes avec agences

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Le président américain Donald Trump, le 9 avril 2019.
Le président américain Donald Trump, le 9 avril 2019. — Evan Vucci/AP/SIPA

Le prix Pulitzer a récompensé ce lundi deux enquêtes journalistiques sur Donald Trump, toutes deux défavorables au président. Lors de la cérémonie, l’administratrice des prix Dana Canedy a regretté que « certains avilissent la presse en la présentant comme l’ennemie de la démocratie ».

Une référence à peine voilée au président américain, qui n’a jamais caché sa défiance et son mépris des médias. Trump a régulièrement qualifié les médias grand public d'« ennemi du peuple », les accusant de propager des « fake news ».

La fortune de Papa

L’enquête du New York Times, primée dans la catégorie « journalisme explicatif », révèle comment l’ancien promoteur a bâti sa fortune. Après plus d’un an d’enquête, les journalistes ont affirmé début octobre que Trump avait reçu, sur plusieurs années, près de 413 millions de dollars de son père, alors qu’il affirme régulièrement s’être « fait tout seul ».

Une partie de ces fonds aurait notamment été transférée par le biais d’une société écran, permettant à Donald Trump d’échapper à l’impôt. L’enquête avait été balayée par le président américain, qui a qualifié son contenu d'« ennuyeux » et « déjà vu ». L’administration fiscale de l’Etat de New York a tout de même lancé une enquête sur le sujet.

L’affaire Stormy Daniels

Le Wall Street Journal a lui été primé dans la catégorie « journalisme national » pour une série d’articles sur des versements faits par Donald Trump à deux anciennes maîtresses pour acheter leur silence. En janvier 2018, c’est ce journal qui a révélé l’existence d’une liaison supposée entre le président et l’actrice de X, Stormy Daniels.

En novembre 2016, il a révélé le versement de 150.000 dollars fait par le groupe de presse American Media Inc (AMI) à une ancienne playmate, Karen McDougal, pour les droits du récit de son aventure supposée avec le futur président des Etats-Unis. Allié de Trump, AMI avait en réalité l’intention d’enterrer l’histoire, selon plusieurs médias.

Donald Trump a toujours nié l’existence de ces liaisons. Son ancien avocat et homme de confiance, Michael Cohen, a affirmé sous serment que le milliardaire n’ignorait rien des paiements qu’il avait effectués en son nom.