VIDEO. Arrestation de Julian Assange: Le fondateur de WikiLeaks est détenu dans la prison de Belmarsh à Londres

INCARCERATION Après son arrestation, il a comparu devant un tribunal londonien qui l’a reconnu coupable de s’être soustrait à la justice, un délit passible d’un an de prison

20 Minutes avec AFP

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Le 5 février 2016, Julian Assange. AP Photo/Kirsty Wigglesworth.
Le 5 février 2016, Julian Assange. AP Photo/Kirsty Wigglesworth. — Kirsty Wigglesworth/AP/SIPA

Arrêté ce jeudi, à l’ambassade d’Equateur à Londres, le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, est détenu à la prison de Belmarsh, dans le sud-est de Londres, a révélé, ce vendredi, une source judiciaire proche du dossier.

Belmarsh est un établissement de haute sécurité pouvant accueillir 910 prisonniers, dont des détenus suscitant un fort intérêt médiatique, selon un rapport d’inspection de 2018.

Coupable de s’être soustrait à la justice britannique

L’Australien de 47 ans a passé sa première nuit en détention de jeudi à vendredi, après son arrestation à l’ambassade d’Equateur de Londres, où il était réfugié depuis sept ans pour échapper à un mandat d’arrêt britannique à la suite d’accusations de viol et d’agression sexuelle en Suède, qu’il a toujours niées.

Extirpé de force du bâtiment diplomatique par la police britannique jeudi matin, il a comparu dans la foulée devant un tribunal londonien qui l’a reconnu coupable de s’être soustrait à la justice, un délit passible d’un an de prison.

Demande d’extradition américaine pour « piratage informatique »

Outre le mandat d’arrêt britannique, Assange fait face à une demande d’extradition américaine pour « piratage informatique », qu’il compte « combattre », a affirmé son avocate Jennifer Robinson. La bataille judiciaire pourrait durer entre 18 mois et deux ans, selon Ben Keith, un avocat britannique spécialisé dans les affaires d’extradition.

Le centre de Belmarsh, considéré comme l’un des plus sûrs du pays, regroupe « une population complexe, allant de la détention provisoire à la courte peine, en passant par des peines indéterminées et des affaires très médiatisées », selon le rapport d’inspection.