Arrestation de Julian Assange: Donald Trump n'a jamais soutenu WikiLeaks, assure son vice-président

ORGANISATION Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks, a été arrêté, ce jeudi, à l’ambassade d’Equateur à Londres où il vivait depuis sept ans 

20 Minutes avec AFP

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Le président américain Donald Trump dans son bureau à Washington, le 31 janvier 2019.
Le président américain Donald Trump dans son bureau à Washington, le 31 janvier 2019. — Oliver Contreras/SIPA

Si Donald Trump​ n’avait cessé de se réjouir des révélations de WikiLeaks sur Hilary Clinton durant la campagne présidentielle, ce « n’était en aucun cas l’expression d’un soutien » à l’organisation, a assuré, ce vendredi, le vice-président américain, Mike Pence.

« Je ne sais rien de WikiLeaks, ce n’est pas mon affaire », avait lancé le président américain, jeudi, après l’arrestation de Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks, à l’ambassade d’Equateur à Londres.

« WikiLeaks, j’adore WikiLeaks ! »

Sur les estrades de campagne pourtant, en 2016, le magnat de l’immobilier s’était montré beaucoup plus disert sur le sujet lorsque WikiLeaks avait diffusé des messages piratés de John Podesta, directeur de campagne de Hillary Clinton. « WikiLeaks, j’adore WikiLeaks ! », avait-il notamment lancé.

« Je pense que le président est, comme vous les médias, toujours preneur d’informations », a avancé Mike Pence sur CNN. « Mais cela n’était en aucun cas l’expression d’un soutien à une organisation dont nous comprenons aujourd’hui qu’elle a contribué à disséminer des informations classées secret-défense par les Etats-Unis », a-t-il ajouté.

Une fuite pour échapper à la justice américaine

Julian Assange s’était réfugié en 2012 à l’ambassade d’Equateur à Londres en partie pour fuir la justice américaine après la publication par WikiLeaks de 250.000 câbles diplomatiques et d’environ 500.000 documents confidentiels portant sur les activités de l’armée américaine en Irak et en Afghanistan.

Cette fuite sans précédent avait été saluée par certains Américains, qui avaient notamment loué la dénonciation de bavures militaires, mais les autorités avaient dénoncé avec force une grave mise en danger de ses agents sur le terrain et lancé une enquête.