VIDEO. Julian Assange arrêté par la police britannique dans l’ambassade d’Equateur
WIKILEAKS Le lanceur d’alerte était réfugié dans l’ambassade depuis août 2012
—
C’est la fin d’un feuilleton qui dure depuis près de sept ans. Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks a en effet été arrêté par la police britannique dans l’ambassade d’Equateur où il était réfugié depuis août 2012.
Selon l’organisation, Julian Assange « n’est pas sorti de l’ambassade », ce serait « l’ambassadeur équatorien qui a invité la police britannique dans le bâtiment », où l’Australien a été immédiatement arrêté. WikiLeaks dénonce le comportement du gouvernement équatorien, qui a « mis fin illégalement à l’asile politique d’Assange en violation du droit international ». Le président Moreno a assuré que l’Equateur a « de manière souveraine » retiré l’asile diplomatique, une décision qualifiée « traîtrise » par Rafael Correa, son prédécesseur.
URGENT
— WikiLeaks (@wikileaks) April 11, 2019
Julian Assange did not "walk out of the embassy". The Ecuadorian ambassador invited British police into the embassy and he was immediately arrested.
URGENT: Ecuador has illigally terminated Assange political asylum in violation of international law. He was arrested by the British police inside the Ecuadorian embassy minutes ago.https://t.co/6Ukjh2rMKD
— WikiLeaks (@wikileaks) April 11, 2019
« Julian Assange, 47 ans, a été arrêté aujourd’hui, jeudi 11 avril, par des agents du service de la police métropolitain (MPS) à l’ambassade d’Équateur », a annoncé Scotland Yard, expliquant que l’arrestation a été menée en vertu d’un mandat de juin 2012 délivré par le tribunal londonien de Westminster Magistrates, pour non-présentation au tribunal. Le communiqué de la police londonienne précise que les policiers « ont été invités dans l’ambassade par l’ambassadeur, après le retrait de l’asile par le gouvernement équatorien », confirmant ainsi les dires de WikiLeaks.
#Assange - Met Police Statement on his arrest pic.twitter.com/ulugCmQoaI
— Neil Henderson (@hendopolis) April 11, 2019
Julian Assange a été placé en garde à vue dans un commissariat londonien et sera « présenté au tribunal de Westminster dès que possible ». L’activiste est sous la menace d’une extradition aux Etats-Unis où il pourrait être jugé pour la publication par WikiLeaks en 2010 de nombreux secrets militaires et documents diplomatiques américains. D’autre part, dès l’annonce de l’arrestation, les avocats de l’accusatrice suédoise d’Assange ont demandé la réouverture de l’enquête pour viol, dont les charges avaient été abandonnées en 2017.
De son côté, le Centre for investigative journalism (CIJ) a fait part dans un communiqué de sa « grande préoccupation » après l’arrestation. « Toute tentative d’extrader M. Assange aux Etats-Unis pour des poursuites sous le coup profondément tyrannique de l’Espionnage Act 1917, est une attaque contre nous tous », ajoute le CIJ.