VIDEO. Julian Assange arrêté par la police britannique dans l’ambassade d’Equateur

WIKILEAKS Le lanceur d’alerte était réfugié dans l’ambassade depuis août 2012

G. N. avec AFP

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Une affiche en faveur de Julian Assange sur la grille de l'ambassade d'Equateur à Londres, le 6 avril 2019.
Une affiche en faveur de Julian Assange sur la grille de l'ambassade d'Equateur à Londres, le 6 avril 2019. — Dave Stevenson/REX//SIPA

C’est la fin d’un feuilleton qui dure depuis près de sept ans. Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks a en effet été arrêté par la police britannique dans l’ambassade d’Equateur où il était réfugié depuis août 2012.

Selon l’organisation, Julian Assange « n’est pas sorti de l’ambassade », ce serait « l’ambassadeur équatorien qui a invité la police britannique dans le bâtiment », où l’Australien a été immédiatement arrêté. WikiLeaks dénonce le comportement du gouvernement équatorien, qui a « mis fin illégalement à l’asile politique d’Assange en violation du droit international ». Le président Moreno a assuré que l’Equateur a « de manière souveraine » retiré l’asile diplomatique, une décision qualifiée « traîtrise » par Rafael Correa, son prédécesseur.

« Julian Assange, 47 ans, a été arrêté aujourd’hui, jeudi 11 avril, par des agents du service de la police métropolitain (MPS) à l’ambassade d’Équateur », a annoncé Scotland Yard, expliquant que l’arrestation a été menée en vertu d’un mandat de juin 2012 délivré par le tribunal londonien de Westminster Magistrates, pour non-présentation au tribunal. Le communiqué de la police londonienne précise que les policiers « ont été invités dans l’ambassade par l’ambassadeur, après le retrait de l’asile par le gouvernement équatorien », confirmant ainsi les dires de WikiLeaks.

Julian Assange a été placé en garde à vue dans un commissariat londonien et sera « présenté au tribunal de Westminster dès que possible ». L’activiste est sous la menace d’une extradition aux Etats-Unis où il pourrait être jugé pour la publication par WikiLeaks en 2010 de nombreux secrets militaires et documents diplomatiques américains. D’autre part, dès l’annonce de l’arrestation, les avocats de l’accusatrice suédoise d’Assange ont demandé la réouverture de l’enquête pour viol, dont les charges avaient été abandonnées en 2017.

De son côté, le Centre for investigative journalism (CIJ) a fait part dans un communiqué de sa « grande préoccupation » après l’arrestation. « Toute tentative d’extrader M. Assange aux Etats-Unis pour des poursuites sous le coup profondément tyrannique de l’Espionnage Act 1917, est une attaque contre nous tous », ajoute le CIJ.