Japon: Le ministre des Jeux olympiques démissionne après une énième gaffe

JAPON Il avait déjà à son compteur une impressionnante série d’impairs

M.C.

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Le ministre japonais des Jeux olympiques et paralympiques de Tokyo 2020, Yoshitaka Sakurada, devant les journalistes à Tokyo, le 10 avril 2019.
Le ministre japonais des Jeux olympiques et paralympiques de Tokyo 2020, Yoshitaka Sakurada, devant les journalistes à Tokyo, le 10 avril 2019. — Shohei Izumi/AP/SIPA

C’était la gaffe de trop. Le ministre japonais des Jeux olympiques et paralympiques de Tokyo 2020 a dû démissionner mercredi après un commentaire jugé choquant au sujet du nord-est du pays dévasté par le tsunami de 2011. Lors d’une soirée organisée par Hinako Takahashi, une candidate du parti libéral-démocrate dans le département d’Iwate, l’un de ceux touchés par la catastrophe, il a laissé échapper que le soutien à la candidate était plus important que la reconstruction de la région.

Yoshitaka Sakurada, 69 ans, avait déjà à son compteur une impressionnante série d’impairs commis depuis son arrivée au gouvernement il y a quelques mois à peine. En novembre dernier, celui dont le portefeuille inclut aussi la cybersécurité avait provoqué l’hilarité et la consternation en avouant n’avoir jamais utilisé d’ordinateur. En février, il avait été obligé de présenter des excuses après avoir s’être dit « vraiment déçu » que la championne de natation Rikako Ikee, doive renoncer aux championnats du Japon à cause de la leucémie qu’on venait de lui diagnostiquer.

Deux démissions en quelques jours

Plus récemment, il avait montré sa mauvaise connaissance de la situation dans le nord-est du Japon en écorchant le nom d’une ville durement frappée par le tsunami, l’appelant Ishimaki au lieu d’Ishinomaki (le « no » n’apparaît pas entre les deux caractères qui composent le nom). Il avait également été réprimandé pour être arrivé en retard à une session parlementaire.

Yoshitaka Sakurada « a présenté sa démission et je l’ai acceptée », a confirmé aux journalistes le Premier ministre, Shinzo Abe, en présentant des excuses et disant se sentir « responsable du fait de l’avoir nommé ». C’est un nouvel événement embarrassant pour son gouvernement, dont un autre ministre a déjà dû démissionner la semaine dernière après avoir laissé entendre qu’il avait approuvé le financement d’un projet autoroutier pour relier les départements de Yamaguchi et Fukuoka « par égard » pour le Premier ministre et le porte-parole du gouvernement, originaires de ces deux départements.