Brexit: Londres et l'UE d'accord sur «un report flexible» allant jusqu'au 31 octobre

NEGOCIATIONS Mais le divorce pourrait encore avoir lieu le 22 mai si les députés britanniques votent l'accord négocié par Theresa May

P.B. avec AFP

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Le président du Conseil européen, Donald Tusk, et la Première ministre britannique Theresa May le 25 novembre 2018.
Le président du Conseil européen, Donald Tusk, et la Première ministre britannique Theresa May le 25 novembre 2018. — Olivier Hoslet/AP/SIPA

Un dernier geste. Les dirigeants européens et Theresa May ont trouvé un accord pour une ultime extension du Brexit, mercredi soir. Il s’agit d’un « report flexible » qui pourra aller jusqu’au 31 octobre. Mais « si nous arrivons à trouver un accord maintenant (…) nous pouvons encore sortir le 22 mai », a déclaré la Première ministre, en référence aux députés britanniques qui ont jusqu’ici rejeté l’accord de divorce qu’elle a conclu avec Bruxelles ainsi que toutes les alternatives qui leur ont été proposées.

« Le meilleur compromis possible »

Emmanuel Macron a salué l’accord comme « le meilleur compromis possible », qui a « permis de préserver l’unité des 27 ». « La butée du 31 octobre nous protège » car c’est « une date clé, avant l’installation d’une nouvelle Commission » européenne, a expliqué le chef d’Etat français. Il s’exprimait à l’issue d’un Conseil européen extraordinaire au cours duquel les 27 se sont mis d’accord, après plusieurs heures de difficiles tractations, pour ce report de six mois du Brexit, qui avait déjà été reporté du 29 mars au 12 avril.

« Il y a eu des sensibilités différentes » parmi les 27, dont une bonne partie souhaitaient « une extension longue », de l’ordre d’un an, a reconnu Emmanuel Macron. Il a indiqué « assumer » ce « rôle de clarté » et de « fermeté », en soulignant qu’il n’aurait pas « été logique » de « donner une extension longue » aux Britanniques. Il s’agit, a-t-il expliqué, de « respecter le vote britannique » en faveur d’une sortie de l’Union européenne, et « de ne pas entraver le bon fonctionnement de l’UE ». L’Elysée a précisé que sa position de fermeté avait été soutenue par la Belgique, le Luxembourg, l’Espagne et Malte.

Quid des européennes du 26 mai ?

Selon le président français, la décision de participer ou non aux élections européennes du 26 mai « appartient aux Britanniques », mais il serait « baroque » de le faire tout en organisant le Brexit. tous les dirigeants européens ne semblent pas d’accord sur ce point. "Le Royaume-Uni prendra part aux élections ou devra sortir le 1er juin sans accord", a tweeté dans la nuit le Premier ministre irlandais, Leo Varadkar.