Affaire Jamal Khashoggi: La famille dément avoir reçu des compensations de la part des autorités saoudiennes

MEURTRE Le 1er avril, le «Washington Post» avait affirmé que les enfants de l’éditorialiste avaient chacun reçu en compensation des maisons et plusieurs millions de dollars chaque mois

20 Minutes avec AFP

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Jamal Khashoggi a été tué le 2 octobre 2018 dans le consulat d'Arabie Saoudite à Istanbul.
Jamal Khashoggi a été tué le 2 octobre 2018 dans le consulat d'Arabie Saoudite à Istanbul. — AFP

Les enfants de Jamal Khashoggi ont-ils été indemnisés par les autorités saoudiennes ? Non, affirme la famille, qui dément tout arrangement ce mercredi, six mois après le meurtre de l’éditorialiste saoudien dans l’enceinte du consulat du royaume à Istanbul  par des agents venus de Riyad.

« Actuellement, le procès se tient et aucune discussion sur un arrangement n’a eu lieu ou n’a lieu », indique Salah, fils de Jamal Khashoggi, dans une déclaration postée sur son compte Twitter. « Les gens qui ont commis et ont été impliqués dans ce crime » doivent « tous être punis », a-t-il ajouté. Le 1er avril, le Washington Post, journal auquel collaborait Jamal Khashoggi, avait affirmé que les enfants de l’éditorialiste avaient chacun reçu en compensation des maisons de plusieurs millions de dollars et qu’ils perçoivent chaque mois des milliers de dollars des autorités saoudiennes.

Onze hommes jugés

Le meurtre de Jamal Khashoggi a considérablement terni l’image de l’Arabie saoudite et de son jeune prince héritier Mohammed ben Salmane que des responsables turcs et américains ont désigné comme responsable. Les autorités saoudiennes ont nié que le prince Mohammed, surnommé MBS, ait été impliqué dans le meurtre, attribué par Riyad à des éléments « incontrôlés » du régime.

Onze hommes sont jugés depuis janvier devant une cour pénale à Riyad et le procureur général a requis la peine de mort contre cinq d’entre eux. En dépit d’une forte pression du Congrès américain, le président Donald Trump a évité de condamner MBS dans cette affaire.

L’agence officielle saoudienne SPA a indiqué mercredi que le prince héritier avait reçu un appel téléphonique la veille de Donald Trump, au cours duquel les deux hommes ont discuté des relations bilatérales, de questions régionales et mondiales et « des mesures nécessaires pour combattre le terrorisme soutenu par le régime iranien ».