Belgique: Bientôt des téléphones dans toutes les cellules des prisons

ALLO Les détenus pourront téléphoner quand ils veulent, mais gare aux sanctions

R. G.-V.

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La prison des Baumettes, à Marseille. (illustration)
La prison des Baumettes, à Marseille. (illustration) — CHARUEL/SIPA

C’est une stratégie très différente de celle déployée en France. La Belgique va équiper toutes ses cellules de prison de téléphone qui seront à la disposition des détenus. La RTBF affirme que dans les prisons neuves du royaume tout est déjà prêt, mais c’est maintenant aux prisons plus anciennes d’être équipées.

Les détenus pourront téléphoner quand ils veulent, au prix de 0,11 centime d’euros par minute. Mais, si besoin est, l’administration pénitentiaire pourra réduire le nombre d’heure durant lesquelles le téléphone fonctionnera, voire bloquer certains numéros [notamment des numéros devant d’autres cellules dans d’autres prisons. Aussi, les conversations ne seront pas écoutées, ce n’est pas légal. Cela ne pourra être le cas qu’en cas de décision d’un juge.

Moins de frustration

Pourquoi cette stratégie ? Pour « un environnement plus sûr au personnel pénitentiaire. Le détenu bénéficie également de davantage de liberté », explique le ministre de la Justice Koen Geens (démocrate-chrétien flamand). Parce ce que la frustration des détenus devrait être réduite. « Le système est opérationnel depuis quelques jours et nous remarquons déjà qu’il y a beaucoup moins de discussions. »

Mais une question se pose aussi : celles des risques d’une telle doctrine. Le gouvernement ne les nie pas, mais renvoie à la responsabilité des services de police d’enquêter quand ils ont des doutes. Pour Koen Geens, « le désavantage ne l’emporte pas sur les avantages. »