Un chien reçoit un vaccin contre la rage à Manille, aux Philippines, le 7 mars 2015.
Un chien reçoit un vaccin contre la rage à Manille, aux Philippines, le 7 mars 2015. — JAY DIRECTO / AFP

AUTISME ANIMAL

Australie: Après leurs enfants, des «anti-vax» refusent de faire vacciner leurs animaux de compagnie

Pour un vétérinaire australien, les maîtres condamnent ainsi leur animal à une «mort causée par un des virus les plus virulents et les plus horribles» qu’on connaisse

En plus de refuser la vaccination pour eux-mêmes ou leurs enfants, certains anti-vaccins appliquent désormais cette logique à leurs animaux de compagnie. C’est la révélation de Sam Kovac, vétérinaire australien basé à Sydney, interrogé par The Guardian.

Le spécialiste a expliqué que depuis quelques semaines, les propriétaires de chiens et de chats qui le consultent sont de plus en plus nombreux à demander si la vaccination peut rendre leur animal autiste. Une situation qui fait bondir le professionnel.

Un vaccin pour chevaux en cause

« Ils condamnent leur chien à une mort causée par l’un des virus les plus virulents et les plus horribles qu’on puisse imaginer », dénonce le vétérinaire, en référence aux parvovirus canins. De plus, l’autisme n’existe tout simplement pas chez les chats et chiens. L’Australie estime donc que les « anti-vax » ne méritent pas de posséder des animaux s’ils sont prêts à mettre ceux-ci en danger.

« La plupart du temps, les gens sont raisonnables et ne sont plus résolument contre quand on leur parle des données scientifiques et statistiques », tempère le vétérinaire. Mais « nous avons vu des gens devenir hystériques et partir en disant qu’il était absolument hors de question que leur chien soit vacciné ».

En Australie, un phénomène de défiance similaire est observé concernant le vaccin Hendra, qui protège les chevaux contre la maladie mortelle du même nom. Le virus est même transmissible aux humains. Mais le vaccin est accusé de provoquer des effets secondaires dissimulés par les laboratoires. En 2018, plusieurs propriétaires de chevaux ont attaqué la société qui commercialise le sérum en justice.