Brexit: Les Britanniques seront exemptés de visas pour les courts séjours dans l’Union européenne

MOBILITE Cette exemption sera appliquée y compris en cas d’absence d’accord sur le Brexit et sous réserve de réciprocité de la part des autorités britanniques

20 Minutes avec agences

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Un partisan du "Remain" (rester dans l'UE).
Un partisan du "Remain" (rester dans l'UE). — Alastair Grant/AP/SIPA

Le Parlement européen a approuvé ce jeudi l’exemption de visas pour les Britanniques effectuant de courts séjours dans l’Union européenne après le Brexit. Cette décision s’appliquera y compris en cas d’absence d’accord. Le texte a été approuvé par 502 voix pour, 81 contre et 29 abstentions.

Cette exemption sera mise en œuvre sous réserve de réciprocité de la part des autorités britanniques. Elle sera applicable dans tous les pays de l’UE (sauf l’Irlande qui dispose de son propre arrangement bilatéral avec le Royaume-Uni) et dans les pays associés à l’espace Schengen (Islande, Liechtenstein, Norvège et Suisse).

Controverse autour de Gibraltar

La négociation entre Européens a toutefois été marquée par une controverse sur un point annexe du texte. A la demande de l’Espagne, les Etats membres ont rajouté dans une note de bas de page faisant référence à Gibraltar comme une « colonie de la couronne britannique ».

Cette référence a ravivé un désaccord de longue date entre l’Espagne et le Royaume-Uni. Ce territoire de 6,8 km2 a été cédé par Madrid en 1713 à la couronne britannique, mais l’Espagne en revendique la souveraineté. Le rapporteur de la commission chargée d’examiner le texte au Parlement européen, le Britannique Claude Moraes, qui refusait d’accepter le passage controversé sur Gibraltar, a fini par être remplacé ce lundi. La note de bas de page, elle, a été maintenue dans le texte de compromis.

Au Journal officiel d’ici le 12 avril

« Il n’est un secret pour personne que les négociations étaient bloquées à cause du cas de Gibraltar, mais au final le Parlement a pris ses responsabilités et a placé les intérêts des citoyens au premier plan », a expliqué l’eurodéputé social-démocrate Sergei Stanishev, qui a remplacé Claude Moraes.

La législation « devra être publiée au Journal officiel de l’UE d’ici au 12 avril, afin de se préparer à un possible Brexit sans accord à cette date », a par ailleurs souligné le Parlement dans un communiqué.