Brexit: Une demande d'extension est «prématurée» faute d'un «plan clair», estime l'Elysée

SORTIE Pour l’Elysée, « l’extension est un outil, pas la solution en soi »

20 Minutes avec AFP

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Emmanuel Macron sur le perron de l'Elysée, le 27 février 2019.
Emmanuel Macron sur le perron de l'Elysée, le 27 février 2019. — AFP

Quelques heures après la demande de Theresa May d’un report de la sortie de l’Union européenne au 30 juin, et l'annonce du président du Conseil européen Donald Tusk suggérant de son côté un report « flexible » d'un an maximum la France a réagi, jugeant « un peu prématurée » une « extension » du Brexit et reste dans l’attente d’un « plan crédible » d’ici au sommet européen du 10 avril.

« Évoquer une extension est un peu prématuré », selon l’Elysée, « alors que les 27 ont posé comme condition préalable claire que cette demande soit justifiée par un plan clair. Ce n'est pas le cas aujourd'hui. »

La suggestion du président du conseil européen est « un ballon d’essai maladroit »

La Première ministre britannique Theresa May a demandé vendredi un report du Brexit jusqu’au 30 juin pour tenter de surmonter la crise politique au Royaume-Uni, le président du Conseil européen Donald Tusk suggérant de son côté, selon un haut responsable européen, un report « flexible » d’un an au plus.

Prévu le 29 mars, le Brexit a déjà été repoussé au 12 avril dans l’espoir qu’un accord approuvé par le Parlement soit trouvé d’ici là. D’après une source diplomatique, Paris juge que la suggestion du président du conseil européen est « un ballon d’essai maladroit ».

L’UE « ne peut être durablement l’otage de la résolution d’une crise politique au Royaume-Uni »

Pour l’Elysée, « l’extension est un outil, pas la solution en soi ». « Nous sommes donc dans l’attente d’un plan crédible d’ici au sommet du 10, et la demande sera étudiée ce jour-là », a souligné l’entourage du président Emmanuel Macron.

Le chef de l’Etat français avait souligné mardi que sa « priorité (était) le bon fonctionnement » de l’Union européenne, qui « ne peut être durablement l’otage de la résolution d’une crise politique au Royaume-Uni ».