La Russie ne considère plus Saakachvili comme le président géorgien

CONFLIT Dimitri Medvedev l'a qualifié de «cadavre politique»...

Avec agence
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La Russie se retrouve "hors la loi internationale" aux yeux de l'Occident, au lendemain de la reconnaissance par Moscou de l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud, mais le président russe Dmitri Medvedev espère recevoir le soutien de son homologue chinois Hu Jintao qu'il doit rencontrer mercredi au Tadjikistan.
La Russie se retrouve "hors la loi internationale" aux yeux de l'Occident, au lendemain de la reconnaissance par Moscou de l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud, mais le président russe Dmitri Medvedev espère recevoir le soutien de son homologue chinois Hu Jintao qu'il doit rencontrer mercredi au Tadjikistan. — Vladimir Rodionov AFP

La Russie ne considère plus Mikheïl Saakachvili comme le président géorgien, a déclaré ce mardi soir le président russe Dmitri Medvedev, en le qualifiant de «cadavre politique», dans une interview retransmise à la télévision russe. «Pour nous, le régime actuel géorgien a fait faillite. Le président Saakachvili n'existe plus pour nous», a-t-il dit.

Aucune crainte d'être exclu du G8

Le président russe a par ailleurs fait savoir que Moscou ne craignait pas d'être exclue du G8, réagissant à certains appels en ce sens qu'il a qualifiés de «technologie électorale américaine».

Le candidat républicain à la Maison Blanche, John McCain, avait affirmé dimanche que la Russie était devenue une «autocratie» à exclure du G8, les huit pays les plus industrialisés du monde (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Italie, Japon, Russie).

Washington doit «revoir» ses relations avec Tbilissi

De plus, le président russe a appelé ce mardi soir les Etats-Unis à «revoir» leurs relations avec le régime géorgien, qui a lancé «une agression se soldant par beaucoup de morts»dans sa république rebelle d'Ossétie du Sud.

«Malheureusement, à un certain moment, on a donné à Mikheïl Saakachvili carte blanche pour toutes sortes d'actions, y compris militaires. Cela s'est traduit par l'agression qui a été lancée dans la nuit du 7 au 8 août», a-t-il déclaré.