Brésil: Aucun des jumeaux ne veut reconnaître l’enfant, ils paieront tous les deux une pension alimentaire

PATERNITE La mère n’a pas pu élucider le mystère de la paternité de sa fille, chacun des jumeaux rejetant sur l’autre la responsabilité

20 Minutes avec agences
Aucun des jumeaux ne veut reconnaître la paternité de l'enfant (illustration).
Aucun des jumeaux ne veut reconnaître la paternité de l'enfant (illustration). — RitaE/Pixabay

L’histoire est cocasse mais ce n’est pas un poisson d’avril. Le tribunal de Goias (centre-ouest du Brésil) a condamné ce lundi des jumeaux de 31 ans, habitués à se faire passer l’un pour l’autre, à payer une pension alimentaire pour le même enfant. Aucun des deux frères ne souhaite en effet le reconnaître.

« Le juge Filipe Luiz Peruca a déterminé que les deux [jumeaux] soient inclus dans l’acte de naissance et qu’ils paient chacun une pension alimentaire équivalente à 30 % du salaire minimum », indique un communiqué du tribunal. Chaque jumeau devra ainsi s’acquitter d’une pension mensuelle de 299,4 réais (environ 69 euros).

Deux ADN compatibles

D’après le tribunal, « dès l’adolescence », les jumeaux « faisaient valoir leur apparence identique pour dissimuler leurs infidélités ». L’enfant, lui, est né d’une brève relation de la mère avec l’un des deux. Mais celle-ci n’a pas pu élucider le mystère de la paternité de sa fille. L’un des jumeaux a passé un test ADN qui s’est avéré concluant, mais il n’a pas voulu reconnaître l’enfant.

L’ADN de l’autre était également compatible. Les jumeaux monozygotes, qui proviennent d’un seul œuf fécondé, ont en effet la même identité génétique. « L’un des deux frères, de mauvaise foi, tente d’occulter sa paternité », a conclu le juge dans sa sentence.