Mali: Le médecin militaire français Marc Laycuras tué par un engin explosif

AFRIQUE Marc Laycuras est décédé lors d’une opération « contre les groupes armés terroristes », selon l’Elysée

20 Minutes avec AFP

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Le médecin militaire Marc Laycuras est mort le 2 avril 2019 au Mali après l'explosion d'un engin artisanal.
Le médecin militaire Marc Laycuras est mort le 2 avril 2019 au Mali après l'explosion d'un engin artisanal. — Service de Santé des Armées

Il venait tout juste d’avoir 30 ans. Le médecin militaire Marc Laycuras a été tué au Mali à la suite « du déclenchement d’un engin explosif improvisé » au passage de son véhicule blindé, lors d’une opération de lutte « contre les groupes armés terroristes », a annoncé la présidence française. Selon le Service de santé des armées, il avait rejoint le Mali le 12 février 2019 pour « soutenir le groupement tactique interarmes (GTD Richelieu) dans le cadre de l’opération Barkhane. »

Le chef de l’Etat, Emmanuel Macron, a fait part, dans un communiqué qui ne précise pas le lieu de l’opération, de sa « très grande tristesse » et rappelle « l’entier soutien de la France au Mali et à la force des Nations unies pour la mise en œuvre de l’accord de paix » de 2015.

L’armée française mène depuis un an et demi, avec la force antidjihadiste Barkhane, une série d’opérations militaires dans le Liptako, dans le nord-est du Mali, et étend désormais son action de l’autre côté du fleuve Niger, dans la zone adjacente du Gourma, frontalière du Burkina Faso.

160 morts dans un village peul

Le nord du Mali est tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes djihadistes, en grande partie dispersés par une intervention militaire lancée en janvier 2013 à l’initiative de la France. Mais des zones entières échappent au contrôle des forces maliennes, françaises et de l’ONU, malgré la signature en 2015 d’un accord de paix censé isoler définitivement les djihadistes, dont l’application accumule les retards.

Depuis 2015, les violences se sont propagées du nord au centre du pays, beaucoup plus densément peuplé, où elles se mêlent très souvent à des conflits intercommunautaires. Une tuerie imputée à des chasseurs dogons se présentant comme un « groupe d’autodéfense » antidjihadiste a ainsi fait quelque 160 morts le 23 mars dans le village peul d’Ogossagou, près de la frontière burkinabée.