VIDEO. Brexit: Une sortie sans accord devient «chaque jour plus probable», estime Michel Barnier

CRISE Ce lundi, à dix jours de la sortie de l’Union européenne, les députés britanniques ont rejeté toutes les alternatives proposées à l’accord de Brexit du gouvernement

20 Minutes avec AFP

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Michel Barnier, durant la conférence de presse après le Conseil européen, le 22 mai 2017 à Bruxelles.
Michel Barnier, durant la conférence de presse après le Conseil européen, le 22 mai 2017 à Bruxelles. — EMMANUEL DUNAND / AFP

Au lendemain du rejet par les députés britanniques de toutes les alternatives proposées à l’accord de Brexit du gouvernement, une sortie sans accord du Royaume-Uni de l’UE devient « chaque jour plus probable », a prévenu Michel Barnier, le négociateur de Bruxelles, ce mardi.

« Un Brexit sans accord n’a jamais été mon souhait mais il devient chaque jour plus probable », a affirmé Michel Barnier lors d’une conférence organisée par le think tank EPC, à Bruxelles. « L’UE des 27 (c’est-à-dire tous les Etats membres de l’Union excepté le Royaume-Uni) est maintenant prête » à cette éventualité, a-t-il ajouté.

« Plus que deux options : partir sans accord ou demander une prorogation plus longue »

« N’oublions pas d’abord que nous avons déjà un accord, et il a été conclu par Theresa May, le gouvernement britannique, le Conseil européen et le Parlement européen le 25 novembre dernier, il y a quatre mois », a rappelé Michel Barnier. « Nous avons essayé de faire en sorte que le Royaume-Uni puisse quitter l’UE le 29 mars, comme le Royaume-Uni l’avait prévu… Si le Royaume-Uni veut toujours quitter l’UE d’une manière ordonnée, cet accord, ce traité, est et sera le seul », a-t-il continué.

«Si le gouvernement britannique ne vote pas en faveur de l'accord de retrait dans les prochains jours, il ne restera plus que deux options : partir sans accord ou demander une prorogation plus longue de la période de l’article 50. Ce serait la responsabilité du gouvernement britannique de choisir entre ces deux options », a-t-il ajouté.

Toutes les alternatives proposées à l’accord de Brexit du gouvernement rejetées

La date butoir du Brexit est actuellement fixée au 12 avril, si les députés britanniques n’approuvent pas le traité de retrait. « Une telle extension comporterait des risques importants pour l’UE, d’où la nécessité d’une justification solide », a-t-il continué.

« De nombreuses entreprises de l’UE nous mettent en garde contre le coût de l’extension de l’incertitude. Il y aurait également un coût politique. Si le Royaume-Uni​ est toujours membre le 23 mai [date du début des élections européennes], il devra organiser des élections [européennes] », a-t-il remarqué. Le Royaume-Uni se trouvait dans l’impasse mardi à dix jours de sa sortie de l’Union européenne, après le rejet lundi soir par les députés britanniques de toutes les alternatives proposées à l’accord de Brexit du gouvernement.