VIDEO. Brexit: Le Parlement rejette les alternatives, une sortie sans accord «presque inévitable»

ROYAUME-UNI Selon le référent Brexit du Parlement européen, «mercredi est la dernière chance» de sortir de l'impasse

20 Minutes avec AFP

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Theresa May s'exprime face à la Chambre des communes après le rejet de son accord sur le Brexit, le 15 janvier 2019.
Theresa May s'exprime face à la Chambre des communes après le rejet de son accord sur le Brexit, le 15 janvier 2019. — Mark DUFFY / AFP / UK PARLIAMENT

Le Royaume-Uni au bord du gouffre. Une sortie de l'UE «sans accord» de Brexit est devenue «presque inévitable», a affirmé mardi le référent Brexit du parlement européen, Guy Verhofstadt, sur Twitter, juste après les votes des parlementaires britanniques. «Mercredi, c'est la dernière chance pour le Royaume-Uni de sortir de l'impasse ou faire face à l’abîme», a déclaré l'eurodéputé belge libéral Verhofstadt.

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Les députés britanniques ont en effet voté lundi soir contre les quatre options alternatives à l'accord de Brexit conclu par la Première ministre Theresa May avec Bruxelles. Après avoir rejeté trois fois déjà l'accord de May, avoir voté la semaine dernière contre huit propositions parlementaires pour tenter de sortir de l'impasse, les élus ont rejeté les nouvelles options, d'initiative parlementaire, qui leur étaient présentées.

Le modèle «Norvège +» rejeté

Parmi les solutions proposées figuraient les deux qui ont recueilli le plus de suffrages mercredi, à savoir l'organisation d'un référendum sur tout accord de divorce conclu avec Bruxelles et la mise en place d'une union douanière avec l'UE.

Une troisième option proposait d'arrêter le processus de Brexit en cas d'absence d'accord à deux jours de la date de sortie, qui a été reportée au 12 avril. Enfin, la proposition d'un modèle «Norvège +», également connue sous le nom de «Common Market 2.0», préconisait le maintien du Royaume-Uni au sein du marché unique, synonyme de liberté de circulation des biens, capitaux, services et personnes, comme la Norvège, ainsi qu'une union douanière spécifique avec l'UE, soit une politique de droits de douane et commerciale commune.

Un 4e vote sur l'accord de May?

Le Parlement «a une nouvelle fois échoué à trouver une majorité claire pour chacune des options» présentées, a réagi le secrétaire d'Etat au Brexit Stephen Barclay. «La position légale par défaut est que le Royaume-Uni va quitter l'UE dans onze jours» sans accord, a-t-il ajouté. L'auteur de la proposition «Norvège +», le conservateur Nick Boles a immédiatement annoncé qu'il quittait le Parti conservateur.

«J'ai tout donné pour tenter de trouver un compromis qui pourrait mener le pays hors de l'UE tout en maintenant notre puissance économique et notre cohésion politique», a-t-il dit visiblement très ému. «J'accepte que j'ai échoué. J'ai échoué surtout parce que mon parti refuse le compromis», a-t-il accusé. Theresa May n'a de son côté pas exclu de présenter une quatrième fois au vote son accord de divorce.