Donald Trump menace de fermer la frontière avec le Mexique «la semaine prochaine»

IMMIGRATION Le président américain met un coup de pression à son voisin, l'accusant d'inaction contre l'immigration illégale

20 Minutes avec AFP

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Des migrants tentent de franchir illégalement la frontière entre le Mexique et les Etats-Unis près de Tijuana, le 19 mars 2019.
Des migrants tentent de franchir illégalement la frontière entre le Mexique et les Etats-Unis près de Tijuana, le 19 mars 2019. — Joebeth Terriquez/EFE/SIPA

Donald Trump a de nouveau accusé vendredi le Mexique d'inaction dans la lutte contre l'immigration illégale, menaçant de fermer la frontière entre les deux pays «la semaine prochaine» en l'absence de changement notable. Il avait déjà proféré de telles menaces en octobre dernier face à l'arrivée d'une «caravane» de migrants venus du Guatemala et du Honduras via le Mexique.

«Si le Mexique ne met pas fin immédiatement à toute l'immigration clandestine qui arrive aux Etats-Unis (...), je fermerai la frontière, ou de larges pans de la frontière, la semaine prochaine», a tweeté Donald Trump. «Ce serait extrêmement facile à faire pour le Mexique mais ils ne font que prendre notre argent et ''parler''», a-t-il ajouté. Un nouveau cortège de 2.500 migrants s'est formé en Amérique centrale, cette semaine, et la réaction des autorités mexicaines sera très surveillée.

«Le Mexique n'agit pas sous la menace»

Le ministre mexicain des Affaires étrangères Marcelo Ebrard a vivement réagi aux propos du milliardaire républicain. «Le Mexique n'agit pas sous la menace», a-t-il tweeté. «Nous sommes un voisin important», a-t-il ajouté, soulignant que 1,5 million d'Américains vivaient dans son pays.

Le président mexicain Andrés Manuel Lopez Obrador a assuré jeudi vouloir éviter «à tout prix» une confrontation avec les Etats-Unis, se disant prêt à aider par tous les moyens possibles sans pour autant faire d'annonces concrètes sur ce dossier sensible.

Coutumier des mises en garde sans lendemain, Donald Trump avait déjà menacé en décembre, au début du plus long «shutdown» (paralysie partielle de l'administration fédérale) de l'histoire des Etats-Unis, de fermer la frontière si les démocrates du Congrès n'acceptaient pas de financer la construction du mur qu'il réclame à cor et à cri. Il a depuis décrété une «urgence nationale» afin de contourner la Chambre des représentants et le Sénat et débloquer ainsi les fonds nécessaires à la construction de l'édifice controversé promis en campagne.