Attentat de Christchurch: Un extrémiste de droite perquisitionné en Autriche

JUSTICE L’enquête pour « soupçon de participation à une organisation terroriste » est en cours

20 Minutes avec AFP

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Le 18 mars 2019,des bougies en mémoire des victimes de Christchurch. AP Photo/Vincent Yu
Le 18 mars 2019,des bougies en mémoire des victimes de Christchurch. AP Photo/Vincent Yu — Vincent Yu/AP/SIPA

Le dirigeant d’un groupuscule d’extrême droite autrichien a été perquisitionnédans le cadre de l’enquête sur les attentats anti-musulmans de Christchurch, en Nouvelle-Zélande, a-t-on appris mardi auprès du parquet autrichien.

Cofondateur du Mouvement identitaire autrichien (IBÖ), Martin Sellner, 30 ans, a vu son domicile viennois perquisitionné lundi soir dans le cadre d’une enquête pour « soupçon de participation à une organisation terroriste », a précisé le parquet de Graz (sud).

Il a reçu un don de Brenton Tarrant

L’activiste a reconnu avoir reçu il y a quelques mois un don de 1.500 euros de la part de Brenton Tarrant, l’Australien, l’auteur présumé du massacre 50 fidèles dans deux mosquées de Christchurch le 15 mars. Dans une vidéo publiée dans la nuit de lundi à mardi, Martin Sellner a toutefois assuré n’avoir eu « aucun contact » avec Tarrant, affirmant s’être borné à lui adresser un court courriel de remerciement.

Le chancelier Sebastian Kurz a appelé mardi à ce que « tout lien entre le responsable des attentats de Christchurch et les Identitaires en Autriche soit mis en lumière dans sa totalité et sans indulgence ».

Son téléphone et son ordinateur étudiés de près

Le ministère de l’Intérieur avait indiqué jeudi que Tarrant avait séjourné en Autriche dans le cadre d’une tournée en Europe centrale et dans les Balkans. Selon des informations de presse, il serait arrivé à Vienne le 26 novembre et se serait également rendu en Carinthie (sud), à Salzbourg et à Innsbruck (ouest).

L’ordinateur et le téléphone de Martin Sellner ont été saisis lors de la perquisition et font l’objet d’un examen approfondi. L’activiste, qui est frappé d’une interdiction d’entrée sur le territoire britannique, avait été poursuivi l’an passé avec seize autres membres de l’IBÖ pour « constitution d’une organisation criminelle » et « diffusion d’une idéologie raciste », mais avait bénéficié d’une relaxe en juillet.