Une professeure de Séoul accusée d'avoir contraint ses étudiants à rédiger la thèse de sa fille

FAITS DIVERS En Corée du Sud, la pression scolaire conduit parfois à certaines dérives

20 Minutes avec AFP

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Une personne travaillant sur un ordinateur.
Une personne travaillant sur un ordinateur. — Pixabay

Elle a abusé de son autorité sur ses étudiants. Une professeure d’université de Séoul a forcé ses élèves à écrire la thèse de sa fille pour lui permettre d’intégrer une école d’odontologie d’élite, dernier scandale en date à secouer un système éducatif sud-coréen ultra-compétitif.

Selon un rapport publié mardi par le ministère de l’Education, l’intéressée enseigne à la prestigieuse Université Sungkyunkwan et a contraint ses étudiants à mener une expérimentation d’une durée de trois mois, leur demandant même d’en falsifier les résultats.

Un système scolaire ultra-concurrentiel

Sa fille avait publié l’étude dans une revue universitaire et l’avait signée de son nom. L’étude avait par la suite été incluse dans son dossier de candidature à l’école d’odontologie de l’Université nationale de Séoul, la plus haute institution du genre en Corée du Sud, et sa candidature avait été acceptée l’année dernière.

Le pays est connu pour son système éducatif ultra-concurrentiel. De la réussite scolaire dépend bien souvent la vie entière des futurs adultes. Elle leur ouvre la voie aux meilleurs emplois, à un statut sociable enviable et leur offre même des perspectives de mariage. Les parents s’efforcent de mettre leurs enfants dans les meilleures écoles et la presse se fait souvent l’écho d’épisodes de triche. L’année dernière, un enseignant soupçonné d’avoir volé les sujets d’examen pour ses filles avait été arrêté.