Gustav frappe Cuba, Obama et McCain ont peur d'un nouveau «Katrina»

METEO L'ouragan, de catégorie 4 sur une échelle de 5, pourrait faire d'importants dégâts...

Avec agence

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L'ouragan Gustav, qui a déjà fait au moins 85 morts dans les Caraïbes, continuait de gagner en puissance samedi avec des vents soufflant à 205 km/h à l'approche des côtes occidentales cubaines et de La Havane, placées en état d'alerte maximal.
L'ouragan Gustav, qui a déjà fait au moins 85 morts dans les Caraïbes, continuait de gagner en puissance samedi avec des vents soufflant à 205 km/h à l'approche des côtes occidentales cubaines et de La Havane, placées en état d'alerte maximal. — Adalberto Roque AFP

Gustav a frappé samedi après-midi l'île de la Jeunesse, à l’ouest de Cuba, avec la force d'un ouragan de catégorie 4 sur une échelle de 5, a annoncé l'Institut de météorologie de Cuba (Insmet) en faisant état de vents soufflant à 220 km/h.

Les rafales de vent de Gustav sont passées depuis samedi matin de 185 km/h à 220 km/h, le transformant en un «puissant ouragan». Un ouragan d'une telle puissance cause en général des dégâts jugés très importants et est considéré comme «extrêmement dangereux», selon le Centre américain des Ouragans.

L'île de la Jeunesse se trouve à une centaine de kilomètres au sud des côtes de l'île cubaine.

193.000 personnes évacuées

Environ 1.200 touristes étrangers qui se trouvaient dans une région de l'ouest de Cuba devant être touchée par l'ouragan Gustav ont été évacués samedi vers la station touristique de Varadero. Plus de 193.000 personnes ont été au total évacuées de la partie occidentale de Cuba, selon les médias cubains citant la Défense civile.

La province de Pinar del Rio et l'île de la Jeunesse ont été placées dès vendredi en état d'alerte cyclonique maximal, selon la Défense civile qui a également décidé samedi matin de rehausser à son maximum le niveau d'alerte pour la capitale, ainsi que pour sa province et celle de Matanzas.

La campagne électorale américaine en attente

Les candidats à la Maison Blanche, Barack Obama et John McCain, flanqués de leur colistier, ont repris la campagne samedi dans les Etats clefs de l'Ohio et de la Pennsylvanie, à 66 jours seulement de l'élection présidentielle.

Mais les deux camps suivent avec inquiétude le déplacement erratique de l'ouragan Gustav, qui menace les côtes sud des Etats-Unis et pourrait créer une catastrophe majeure comme Katrina en 2005. Gustav pourrait toucher le sol américain lundi soir ou mardi, au moment où débutera à St Paul (Minnesota, nord), la convention républicaine.

En campagne samedi à Youngstown (Ohio, nord), Barack Obama a affirmé qu'il espérait que le gouvernement américain avait tiré les leçons de Katrina. Son colistier Joe Biden a demandé aux Américains de prier pour que les digues qui protègent La Nouvelle-Orléans résistent aux intempéries.

John McCain avait jugé «honteuse» la réaction de l'administration Bush au passage de Katrina en 2005. George W. Bush devait s'exprimer à la convention républicaine lundi soir. Mais, avec l'arrivée imminente de Gustav, la présence du président à St Paul n'est pas certaine.