Brexit: Le président du Conseil européen pense que «tout reste possible»

LOTO Après le report octroyé jeudi soir, une nouvelle période d’incertitude s’annonce

R. G.-V. avec AFP
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Donald Tusk, le président du Conseil européen.
Donald Tusk, le président du Conseil européen. — Francisco Seco/AP/SIPA

Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a déclaré vendredi que « tout reste possible » jusqu’à la nouvelle date butoir du Brexit, fixée au 12 avril si les députés britanniques n’approuvent pas la semaine prochaine le traité de retrait. Comme quoi ? « Un accord, une longue extension, si le Royaume-Uni décidait de revoir sa stratégie, ou révoquer l’article 50 », c’est-à-dire renoncer au Brexit, a dit Donald Tusk lors d’une conférence de presse à Bruxelles.

« Bien sûr nous nous réunirons de nouveau avant cette date, certainement en présence de la Première ministre [Theresa May] », a déclaré de son côté la chancelière allemande Angela Merkel, ouvrant la perspective d’un nouveau sommet. Et « il faut voir quels sont les résultats du vote, parce qu’il y a beaucoup de possibilités sur lesquelles le parlement britannique pourrait encore voter », a poursuivi Angela Merkel, jugeant que tout cela était « dans les mains du parlement britannique ».

Un report du report ?

Les dirigeants des pays européens ont décidé jeudi d’accorder à Londres un report au 12 avril de la date butoir du Brexit, initialement prévu le 29 mars. Ils ont prévu deux scénarios : si le parlement britannique donne son feu vert à l’accord de retrait négocié par Theresa May avec l’UE, un report plus long jusqu’au 22 mai sera accordé, à la veille des élections européennes.

Si ce n’est pas le cas, le Royaume-Uni aura jusqu’au 12 avril pour dévoiler une nouvelle stratégie, qui devra alors convaincre les 27 d’accorder un nouveau report, bien plus long. Et qui impliquerait que les Britanniques participent aux élections européennes.