Annexion du Golan: L'Iran, allié de la Syrie, «choqué» par les propos de Donald Trump

DIPLOMATIE Israël a conquis en 1967 une grande partie du Golan, un territoire syrien, et l’a annexée en 1981, mais la communauté internationale n’a jamais reconnu cette annexion

20 Minutes avec AFP

— 

Donald Trump le 21 juin 2018 à Washington.
Donald Trump le 21 juin 2018 à Washington. — POLARIS/SIPA

L’Iran, principal allié de la Syrie, s’est dit « choqué », ce vendredi, par les propos du président américain Donald Trump se disant en faveur d’une reconnaissance de la souveraineté d’Israël sur la partie du plateau du Golan syrien occupée.

« Nous sommes tous choqués par @realDonaldTrump qui continue d’essayer de donner ce qui ne lui appartient pas à (l’Etat) raciste d’Israël : d’abord Al-Qods (nom arabe de Jérusalem), maintenant le Golan », a écrit le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, sur son compte Twitter en marge d’une réunion de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) à Istanbul.

« Il est temps pour les Etats-Unis de reconnaître pleinement la souveraineté d’Israël sur le plateau du Golan »

L’Iran est le principal allié régional du régime de Bachar al-Assad et soutient militairement et économiquement ses forces dans le conflit en Syrie. « Après 52 ans, il est temps pour les Etats-Unis de reconnaître pleinement la souveraineté d’Israël sur le plateau du Golan, qui a une importance stratégique pour l’Etat d’Israël et la stabilité régionale », avait tweeté le président américain, jeudi.

Israël a conquis en 1967 une grande partie du Golan et l’a annexée en 1981, mais la communauté internationale n’a jamais reconnu cette annexion. En 2017, Donald Trump avait rompu avec le consensus international en reconnaissant Jérusalem comme la capitale d’Israël. La partie orientale de Jérusalem a été conquise par Israël en 1967 et annexée en 1981. La communauté internationale juge illégale cette annexion.

Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères iranien Bahram Ghassemi a lui aussi condamné les propos de Donald Trump, qualifiant de « dangereuses » ses « décisions spontanées » et sa politique et l’accusant de pousser cette « région sensible » vers des « crises successives ». Israël et les Etats-Unis sont les ennemis jurés de l’Iran.