VIDEO. Attentats à Christchurch: Une semaine après le carnage, des Néo-Zélandaises portent un foulard pour «l'unité» du pays

UNION Une semaine après les attentats contre des mosquées, le pays plaide pour l’union nationale, se recueille et enterre ses morts

20 Minutes avec AFP

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Une femme portant un foulard en signe de respect pour la communauté musulmane, le 22 mars 2019.
Une femme portant un foulard en signe de respect pour la communauté musulmane, le 22 mars 2019. — Michelle Hyslop / AFP

« Un foulard pour l’harmonie ». Sous ce slogan, de nombreuses Néo-Zélandaises non musulmanes ont revêtu un foulard islamique en signe de solidarité avec les 50 victimes de la tuerie de Christchurch. Une semaine après les attentats commis dans deux mosquées de la ville par un suprémaciste blanc, le pays reste uni dans le recueillement.

Les Néo-Zélandaises participent à l’hommage national. Rafaela Stoakes, 32 ans, a décidé de porter un foulard. Vendredi matin, elle a couvert la quasi-totalité de ses cheveux avec un long foulard rouge et blanc noué sous son menton et enfoncé dans son manteau. Comme elle, de nombreuses femmes à travers le pays ont comme elle choisi de porter un foulard pour dire leur rejet de toute forme de haine et exprimer leur solidarité avec la communauté musulmane. Certaines publiaient des photos d’elles ainsi voilées sur les réseaux sociaux, sous le hashtag #HeadScarfforHarmony (« Foulard pour l’harmonie »).

Des policières l’ont porté en signe de respect

Des foulards étaient également portés en signe de respect par des policières et des volontaires dirigeant les milliers de personnes venues se recueillir en face de la mosquée al-Nour vendredi. Pour beaucoup, porter un tel foulard était une première. « J’ai ressenti une forme de fierté dans le fait de rendre hommage à mes amis musulmans, mais je me suis sentie aussi très vulnérable et seule car j’étais la seule à en porter un », explique-t-elle.

Kate Mills Workman, une étudiante de 19 ans de Wellington, a de son côté posté sur Twitter un selfie de son visage couvert d’un foulard vert. « Si je le pouvais, je me rendrais à la mosquée et je me mettrais à l’extérieur pour montrer mon soutien aux musulmans, mais j’ai des cours et je ne peux pas les manquer », a-t-elle dit à l’AFP. « Bien évidemment, tout cela a été déclenché par la terrible tragédie de Christchurch, mais c’est aussi une façon de montrer qu’aucune forme de harcèlement ou de sectarisme fondée sur un symbole religieux ne peut être admise », a-t-elle ajouté.

Vendredi dernier, cinquante personnes ont été tuées et des dizaines d’autres blessées dans une attaque terroriste perpétrée par un extrémiste australien, un suprémaciste blanc qui a justifié son geste dans un long manifeste truffé de commentaires islamophobes et complotistes.