Venezuela: Après l'arrestation de son bras droit, Juan Guaido prévient qu'il ne se laissera pas «intimider»

RIPOSTE Pour Guaido, le gouvernement de Nicolas Maduro, qu’il défie depuis le 23 janvier, « expose sa faiblesse » en « misant sur la peur » et la «démobilisation de l’opposition»

20 Minutes avec AFP

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L'opposant vénézuélien Juan Guaido
L'opposant vénézuélien Juan Guaido — YURI CORTEZ / AFP

Après l’arrestation de son bras droit, l’opposant vénézuélien Juan Guaido, autoproclamé président par intérim avec le soutien des Etats-Unis depuis fin janvier, a prévenu, ce jeudi, qu’il ne se laisserait pas « intimider ».

« Ils veulent m’intimider ? Mais ils ne peuvent pas aller tous nous chercher. Ils veulent venir me prendre ? Qu’ils viennent (mais) ils ne pourront nous dévier de la route que nous sommes en train de tracer », a déclaré Juan Guaido, qualifiant l’arrestation de son « chef de cabinet », le député d’opposition Roberto Marrerro, de « vile » et de « grossière ».

« Peu importe ce qui se passe, nous n’allons pas changer de route, ni la volonté du peuple »

Pour Guaido, le gouvernement de Nicolas Maduro, qu’il défie depuis le 23 janvier, « expose sa faiblesse » en « misant sur la peur » et la « démobilisation de l’opposition ». « Comme ils ne peuvent s’en prendre au président désigné (lui-même) ils s’en prennent à ses proches. Mais nous allons continuer, peu importe ce qui se passe, nous n’allons pas changer de route, ni la volonté du peuple », a-t-il déclaré.

Pour Juan Guaidó​, les autorités essaient « de générer l’idée » qu’il pourrait lui aussi se faire arrêter avec d’autres responsables de l’opposition. Mais Maduro « n’a pas ce pouvoir » a-t-il lancé alors qu’il procédait à une distribution de nourriture dans un centre caritatif.

Des agents du renseignement (Sebin) ont arrêté Roberto Marrero chez lui en pleine nuit après avoir fouillé sa maison et défoncé la porte. Lors de son arrestation, Roberto Marrero a accusé les membres du Sebin d’avoir « déposé chez lui deux fusils et une grenade » a rapporté un député voisin, Sergio Vergara. Son domicile a été également visité par les services, qui l’ont malmené, a-t-il précisé.