Attentats de Christchurch: Les parlementaires américains veulent entendre des patrons de la Silicon Valley

TERRORISME En cause, la vidéo de l’attentat qui se diffuse comme une traînée de poudre sur la Toile

20 Minutes avec AFP

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Un cordon de sécurité après les attentats de Christchurch.
Un cordon de sécurité après les attentats de Christchurch. — CHINE NOUVELLE/SIPA

Des parlementaires américains ont demandé mardi aux dirigeants de quatre géants de l’internet de venir s’expliquer sur la prolifération en ligne de la vidéo du massacre perpétré vendredi dans une mosquée de Nouvelle-Zélande, qui avait été diffusée en direct sur Facebook par le tireur. Mark Zuckerberg (Facebook), Susan Wojcicki (YouTube), Jack Dorsey ( Twitter) et Satya Nadella (Microsoft) seront auditionnés

Il est d’une « importance capitale » de pouvoir filtrer le genre de violence diffusée dans la vidéo de Christchurch, ont jugé les parlementaires. Pour Bennie Thompson, le président la commission de la sécurité intérieur de la Chambre des représentants, il est inquiétant que cette vidéo ait pu se propager sur internet, alors même que les géants du Web ont créé, en 2017, un Forum mondial de l’internet contre le terrorisme (GIFTC) afin d’agir contre les contenus de ce type.

1,5 million de vidéos retirées par Facebook

Le massacre vendredi dans une mosquée de Nouvelle-Zélande, qui a fait 50 victimes, a été diffusé en direct sur Facebook par son auteur durant dix-sept minutes, avant que le réseau social ne supprime le compte de cet extrémiste australien. On l’y voit se rendre en voiture jusqu’à une mosquée et tirer sur des fidèles à bout portant.

Le livestream (diffusion en direct) n’a lui-même été vu que 200 fois, mais la vidéo s’est ensuite propagée sur diverses plateformes, sans que ces dernières puissent empêcher qu’elle soit largement visionnée. Facebook dit avoir retiré 1,5 million de vidéos de ce massacre.