VIDEO. Attentats de Christchurch: Le Premier ministre australien dénonce les propos «irréfléchis» et «ignobles» d'Erdogan

AUSTRALIE Le dirigeant turc avait déclaré lundi que l’attentat s’inscrivait dans le cadre d’une offensive contre l’islam et la Turquie et fait un rattachement avec les soldats australiens tués par les forces ottomanes pendant la Première Guerre mondiale

20 Minutes avec AFP

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Le Premier ministre australien, Scott Morrison (illustration).
Le Premier ministre australien, Scott Morrison (illustration). — Mark Metcalfe/AP/SIPA

Le Premier ministre australien Scott Morrison a jugé mercredi « irréfléchis », « ignobles » et « offensants » des propos tenus par le président turc Recep Tayyip Erdogan après l’attentat d’un extrémiste australien dans des mosquées de Christchurch, en Nouvelle-Zélande.

Le dirigeant turc avait déclaré lundi que l’attentat s’inscrivait dans le cadre d’une offensive contre l’islam et la Turquie. Il avait en particulier averti que les Australiens qui seraient hostiles à l’islam subiraient le même sort que les soldats australiens tués par les forces ottomanes lors de la bataille de Gallipoli, pendant la Première Guerre mondiale.

Scott Morrison a rejeté les « excuses » présentées

« Des propos ont été tenus par le président turc Erdogan que je considère extrêmement offensants pour les Australiens et extrêmement irréfléchis dans l’environnement très sensible dans lequel nous sommes », a répondu Scott Morrison. Le Premier ministre a notamment qualifié d'« ignobles » des commentaires faits par le président turc sur les réactions de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande après l’attentat de Christchurch, où un suprémaciste blanc australien a tué 50 fidèles dans deux mosquées.

Scott Morrison a fait sa déclaration après avoir convoqué l’ambassadeur de Turquie au sujet des propos du président Erdogan et avoir rejeté les « excuses » qui avaient été présentées.

« J’attends, et j’ai demandé, que ces propos soient clarifiés, soient retirés », a dit le chef du gouvernement australien. « J’attendrai de voir ce que sera la réaction du gouvernement turc avant de décider d’autres mesures, mais je peux vous dire que toutes les options sont sur la table », a insisté Scott Morrison.