Un juge texan prévoit d'examiner un recours deux jours... après l'exécution

INSOLITE Les avocats tentent d'avancer la date de l'audience...

avec agence

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La Cour suprême américaine a estimé mercredi que la méthode de l'injection mortelle était conforme à la Constitution, une décision assortie de quelques réserves mais qui devrait relancer les exécutions dans la majeure partie du pays.
La Cour suprême américaine a estimé mercredi que la méthode de l'injection mortelle était conforme à la Constitution, une décision assortie de quelques réserves mais qui devrait relancer les exécutions dans la majeure partie du pays. — AFP/Archives

Les avocats de Charles Dean Hood, dont l'exécution est prévue le 10 septembre, ont déposé une motion devant une cour fédérale du Texas qui a programmé l'audience, au cours de laquelle un recours doit être examiné, deux jours après l'exécution, ont-ils annoncé jeudi.

Ils ont expliqué dans un communiqué avoir «demandé à la cour de déplacer la date de l'audience dans la mesure où les preuves réunies à son occasion pourraient servir de base à une décision de clémence».

L'audience, pour l’instant prévue le 12 septembre, doit leur permettre de plaider devant le juge fédéral Robert Dry pour qu'il entende sous serment la juge et le procureur du procès de l’accusé. Selon un témoignage révélé en juin dernier, ceux-ci entretenaient en effet une liaison amoureuse au moment du procès, fragilisant de fait leur impartialité. Trente-six professeurs d'éthique juridique ont signé une pétition dans laquelle ils expliquent que cette relation «viole les droits constitutionnels de M. Hood à un juge impartial et à un procès équitable, rendant sa déclaration de culpabilité et sa condamnation invalide».

Charles Dean Hood, 39 ans, a été condamné à mort en 1990 pour l'assassinat un an plus tôt de son patron et de l'amie de ce dernier, qui l'hébergeaient. Ses empreintes digitales ont été retrouvées partout sur les lieux du crime, et il a été arrêté au volant de la voiture des victimes, en possession de bijoux, de cartes de crédit et de vêtements qui leur appartenaient.