Un allié de Trump porte plainte contre Twitter pour «diffamation» et «shadow banning»

WEB Devin Nunes cite notamment des comptes parodiques en exemple et accuse Twitter de discrimination contre les voix conservatrices  

20 Minutes avec AFP

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Le représentant républicain californienDevin Nunes, le 29 janvier 2018.
Le représentant républicain californienDevin Nunes, le 29 janvier 2018. — Susan Walsh/AP/SIPA

Pas touche à sa mère et à sa vache. Devin Nunes, un élu républicain proche de Donald Trump a déposé plainte contre Twitter, accusant le réseau social de développer des préjugés anticonservateurs et de tolérer à l’opposé des contenus diffamatoires à son encontre proférés, selon lui, par plusieurs comptes parodiques, notamment « DevinNunesMom » et « DevinCow ». Mardi, le premier était suspendu mais le second était toujours en ligne – et a vu son audience passer de 2.000 followers à 100.000 en une journée.

Cette action judiciaire lancée par le membre de la Chambre des représentants, qui réclame 250 millions de dollars en dédommagement, intervient dans un contexte de nouvelles critiques mardi du président américain contre Facebook, Twitter et Google.

Discrimination et shadow banning

Devin Nunes assure que Twitter fait de la discrimination anticonservateurs en cachant leurs messages (« shadow banning ») et en autorisant la publication de contenus « insultants, haineux et diffamatoires » à son encontre. Il cite plusieurs tweets, notamment que « DevinNunesMom a faussement écrit que Nunes avait été élu ''le plus à même de commettre des actes de trahison au lycée'' ». Ce tweet est-il relève-t-il de la satire ou de la diffamation ? On sera fixé si un juge juge la plainte valide, ce qui n’est pas encore garanti.

Donald Trump a mentionné ces poursuites lundi soir dans un tweet, en incluant dans son message le lien vers un article les relatant. « Facebook, Google et Twitter, sans oublier les Médias Corrompus, sont tellement du côté de la gauche extrémiste démocrate. Mais n’ayez crainte, nous gagnerons de toutes manières, tout comme nous l’avons déjà fait », a ajouté Trump mardi matin.