Etats-Unis: L'ex-président péruvien Toledo arrêté en état d'ivresse après un dîner au restaurant

FAITS DIVERS Il est soupçonné d’avoir reçu 20 millions de dollars de pots-de-vin dans un gigantesque scandale qui éclabousse la classe politique péruvienne

20 Minutes avec agences
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Alejandro Toledo, président du Pérou de 2001 à 2006, est soupçonné de corruption par les autorités de son pays.
Alejandro Toledo, président du Pérou de 2001 à 2006, est soupçonné de corruption par les autorités de son pays. — Eduardo Muñoz Alvarez/SIPA

L’ancien président du Pérou Alejandro Toledo (2001-2006) a été brièvement emprisonné dimanche soir après s’être enivré dans un restaurant près de Palo Alto, en Californie.

Alors que Lima l’accuse de corruption et cherche à le faire extrader des Etats-Unis, où il réside, l’homme de 73 ans a passé la nuit en cellule et a été libéré dès lundi matin, a expliqué Rosemerry Blankswade, porte-parole du shérif du comté de San Mateo.

Soupçonné d’avoir reçu 20 millions de dollars de pots-de-vin

En mai 2018, le Pérou a transmis aux Etats-Unis une demande d’extradition concernant son ancien président, soupçonné d’avoir reçu 20 millions de dollars de pots-de-vin de la part du groupe brésilien de BTP Odebrecht, au cœur d’un vaste scandale dans la classe politique péruvienne.

Les quatre derniers présidents péruviens sont éclaboussés dans cette affaire, mais Alejandro Toledo est le seul à être formellement accusé jusqu’à présent. Il dément ces accusations.

Il ne sera pas extradé

Selon Rosemerry Blankswade, l’ex-président ne sera toutefois pas extradé à la suite de son arrestation. « Lorsqu’il était en détention, nous avons reçu un message d’Interpol au sujet d’accusations possibles existant au Pérou contre M. Toledo Manrique. Après en avoir discuté avec des responsables péruviens et Interpol, nous avons déterminé que l’existence d’accusations au Pérou n’autorise pas l’arrestation du sujet aux Etats-Unis », a expliqué la porte-parole du shérif.

Le ministère péruvien des Affaires étrangères a confirmé dans un communiqué que l’arrestation d’Alejandro Toledo n’avait « rien à voir avec le processus d’extradition en cours ».