Attentats de Christchurch: Le gouvernement néo-zélandais est d'accord pour durcir les lois sur les armes

TERRORISME Brenton Tarrant, le suspect des deux attaques de mosquées en Nouvelle-Zélande, possédait un permis de port d'armes

20 Minutes avec AFP

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Jacinda Ardern lors d'une conférence de presse à Wellington, le 18 mars 2019.
Jacinda Ardern lors d'une conférence de presse à Wellington, le 18 mars 2019. — David Lintott / AFP

Vers une modification de la législation sur la vente d'armes en Nouvelle-Zélande? Ce lundi, la Première ministre Jacinda Ardern a annoncé que son gouvernement a donné son accord de « principe » au durcissement des lois sur les armes. Des mesures devraient êtres prises rapidement. Vendredi, un attentat terroriste a fait 50 morts à Christchurch après l'attaque de deux mosquées par un extrémiste.

La Nouvelle-Zélande autorise la possession d'armes semi-automatiques dès 18 ans. Outre cette exception, l'âge légal de détention d'une arme à feu est de 16 ans. Le terroriste, Brenton Tarrant, avait obtenu un permis standard de « catégorie A » en novembre 2017, selon Franceinfo. Selon l'armurier, il a acheté en ligne quatre armes en quatre mois. « Nous n'avons rien décelé d'extraordinaire quant à ce détenteur de permis de port d'armes », a déclaré le directeur général de l'entreprise, David Tripple. Et comme on lui demandait s'il ressentait une forme de culpabilité quelconque, il a répondu : « non ».

« Notre monde a changé à jamais »

Jacinda Ardern a déclaré que les détails de la nouvelle législation seraient annoncés avant un nouveau conseil des ministres lundi prochain. « C'est maintenant que nous devons agir », a-t-elle expliqué. La rapidité de la réaction du gouvernement néo-zélandais tranche avec le maintien d'une législation laxiste sur les armes aux Etats-Unis, les Américains étant plus divisés sur la question. « Nous avons pris une décision en tant que gouvernement, nous sommes unis », a déclaré Jacinda Ardern, qui était accompagnée de Winston Peters, son vice-Premier ministre et partenaire au sein de la coalition au pouvoir.

Le parti de Winston Peters, New Zealand First, qui s'était opposé jusque-là à un tel durcissement, a apporté son soutien total aux réformes annoncées. « La réalité c'est qu'après 13 heures vendredi, notre monde a changé à jamais et nos lois feront de même », a-t-il lancé. La Première ministre a également annoncé l'ouverture d'une enquête sur l'attaque. De nombreuses questions se posent sur le fait que le suspect, faciste autoproclamé, n'ait pas attiré l'attention des agences de renseignement.