Attentats de Christchurch: Perquisitions de la police australienne dans deux habitations

AUSTRALIE La police s'est rendue là où le suspect Brenton Tarrant, un Australien de 28 ans, a grandi, même s'il a passé ces dix dernières années à l'étranger

20 Minutes avec AFP

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Le suspect des attentats de Christchurch, Brenton Tarrant, à la une d'un journal australien le 16 mars 2019.
Le suspect des attentats de Christchurch, Brenton Tarrant, à la une d'un journal australien le 16 mars 2019. — Amer Ghazzal/REX/Shutterstock/SIPA

La police antiterroriste australienne a annoncé avoir perquisitionné lundi matin deux habitations en lien avec l'attentat contre deux mosquées vendredi à Christchurch en Nouvelle-Zélande, qui a fait 50 morts.

Ces habitations se trouvent dans l'Etat de Nouvelle-Galles-du-Sud, dans les villes de Sandy Beach et Lawrence. Elles sont situées près de Grafton, là où le suspect Brenton Tarrant, un Australien de 28 ans, a grandi, même s'il a passé ces dix dernières années à l'étranger.

«L'objectif premier est d'obtenir formellement des éléments pouvant aider la police néo-zélandaise dans son enquête», a expliqué la police australienne dans un communiqué. Elle n'a pas fourni plus de précision sur ce qui l'avait amenée là ni ce qu'elle espérait y trouver. Selon la police australienne, la famille de Brenton Tarrant «continuer d'aider la police dans ses investigations», et rien ne laisse craindre «une menace actuelle ou imminente».

 

Critiques du contre-terrorisme

Brenton Tarrant, fasciste et raciste autoproclamé, a grandi à Grafton, mais a énormément voyagé à l'étranger au cours des dix dernières années. Il vivait ces dernières années en Nouvelle-Zélande, à Dunedin, à 300 km au sud-ouest de Christchurch.

Lundi le ministre australien de l'Intérieur, Peter Dutton, a déclaré que le suspect n'avait passé que 45 jours en Australie au cours des trois dernières années et ne figurait sur aucune liste de surveillance antiterroriste. Il a déploré les critiques «honteuses» selon lesquelles le contre-terrorisme aurait négligé la menace de l'extrême droite en se focalisant sur celle de djihadistes.

«Ces groupes extrémistes, néo-nazis, suprémacistes blancs, organisations d'extrême droite, quel que soit le terme que vous employiez pour eux, ils ont résolument été dans notre collimateur», a affirmé Peter Dutton. Les membres du renseignement intérieur (ASIO) «sont bel et bien attentifs à cette menace, ils s'en occupent, et de penser qu'ils viennent de la découvrir ou qu'ils ont un train de retard, c'est n'importe quoi», a-t-il insisté.