Un homme a ouvert le feu dans deux mosquées de Christchurch en Nouvelle-Zélande, le 15 mars 2019, faisant, au moins, 40 morts.
Un homme a ouvert le feu dans deux mosquées de Christchurch en Nouvelle-Zélande, le 15 mars 2019, faisant, au moins, 40 morts. — RADIO NEW ZEALAND / AFP

TERRORISME

VIDEO. Attentats de Christchurch: Qui est Brenton T., le tireur présumé des deux fusillades?

Quelques heures avant l’attaque, l’homme, un Australien de 28 ans, a publié un manifeste sur son compte Facebook expliquant ses motivations

  • Au moins 49 personnes sont mortes après des attaques contre deux mosquées à Christchurch, en Nouvelle-Zélande. Les autorités dénombrent également une vingtaine de blessés graves.
  • Quatre personnes, trois hommes et une femme, ont été arrêtées, et des explosifs artisanaux ont été retrouvés.Trois d'entre eux ont été mis en examen, selon les autorités néo-zélandaises. 
  • Selon la police, le tireur est un Australien de 28 ans, qualifié, par le Premier ministre australien, de « terroriste extrémiste de droite ».

Au moins 49 personnes ont trouvé la mort lors de fusillades survenues dans deux mosquées de Christchurch (Nouvelle-Zélande), durant la prière du vendredi. Le tireur, un « terroriste extrémiste de droite, violent » australien, avait publié, au préalabe, sur son compte Twitter, un manifeste raciste avant de diffuser en direct des images vidéo de l’attaque.

La police australienne a identifié le tireur présumé comme étant Brenton T., un Australien de 28 ans. Quatre autres personnes ont également été arrêtées et trois d’entre eux ont été mis en examen, ont annoncé les autorités néo-zélandaises.

La vidéo d’une des deux attaques diffusée en direct par Brenton T.

L’homme de 28 ans a diffusé, en direct, une vidéo de l’une des deux attaques, dans laquelle on le voit tirer, à bout portant, sur plusieurs fidèles de la mosquée Masjid al Noor, avant de prendre la fuite en voiture. « La police a connaissance d’images extrêmement pénibles relatives à l’incident de Christchurch circulant sur Internet », a-t-elle expliqué sur Twitter. « Nous déconseillons fortement de partager le lien. Nous travaillons à ce que ces images soient retirées ».

Mercredi, Brenton T. avait également publié, sur son compte Twitter, fermé depuis, des photos d’armes portant des inscriptions, en anglais et dans plusieurs langues d’Europe de l’Est, et notamment des noms de personnages de l’histoire militaire, dont de nombreux Européens ayant combattu les forces ottomanes aux 15e et 16e siècles.

Un adepte de la théorie du « grand remplacement »

Ce vendredi matin, quelques minutes avant les deux attaques, l’assaillant présumé avait publié, sur son compte Facebook, fermé lui aussi, un « manifeste » sur ses motivations. Dans ce texte de 73 pages, intitulé « le Grand remplacement », Brenton T., adepte de l’idéologie d’extrême droite, explique vouloir s’en prendre à des musulmans.

Selon plusieurs spécialistes, le texte fait de nombreuses références à une thèse de l’écrivain français Renaud Camus sur la disparition des « peuples européens », « remplacés » selon lui par des populations non-européennes immigrées.

Dans le manifeste, il explique également que sa radicalisation est survenue à la suite de deux événements : la défaite de la dirigeante d’extrême droite, Marine Le Pen, à la présidentielle française de 2017 et une attaque au camion qui fit cinq morts à Stockholm en avril 2017, dont une fillette de 11 ans.

Dans son texte, Brento T. précise également qu'il est né en Australie dans une famille aux revenus modestes.