Theresa May et les députés britanniques rassemblés à la Chambre des communes à Londres, le 19 décembre 2018.
Theresa May et les députés britanniques rassemblés à la Chambre des communes à Londres, le 19 décembre 2018. — HO / AFP / UK PARLIAMENT

ACCORD

VIDEO. Les députés britanniques votent pour un report du Brexit et un nouveau vote sur l’accord de retrait de l’UE

Mercredi, les députés britanniques ont rejeté l’option d’un Brexit sans accord

Après avoir rejeté d’extrême justesse l’option d’une sortie sans accord, la veille, les députés britanniques ont voté, ce jeudi, pour un report du Brexit et un nouveau vote sur l’accord de retrait de l’Union européenne.

Un peu plus tôt, les députés britanniques avaient aussi rejeté un amendement demandant un report du Brexit qui aurait pu permettre la tenue d’un second référendum sur la sortie de l’Union européenne.

L’option d’un nouveau référendum rejetée

Près de trois ans après le référendum de juin 2016 qui avait décidé du Brexit, et à 15 jours de sa date théorique, le 29 mars, le Parlement et le pays sont profondément divisés sur les modalités de mise en œuvre de la sortie de l’UE. Plusieurs scénarios sont désormais envisageables. Deux reports sont possibles. Le premier prendrait effet si un accord de divorce était finalement adopté. D’ordre technique, il s’achèverait le 30 juin. En l’absence d’accord, le second report, plus long, exigerait du Royaume-Uni qu’il prenne part aux élections européennes du 23 au 26 mai.

Mais l’UE a prévenu que toute prolongation devra être dûment justifiée et acceptée à l’unanimité par les 27, qui seront réunis en sommet les 21 et 22 mars à Bruxelles. Le président du Conseil européen Donald Tusk les a invités à être prêts à accorder « une longue prolongation » au Royaume-Uni s’il « accepte de repenser sa stratégie et parvient à dégager un consensus autour de celle-ci ».

Vers un Brexit sans accord

Les députés britanniques voteront à nouveau, d’ici le 20 mars, sur le traité de retrait de l’UE, qui prévoit un Brexit en douceur, même s’ils l’ont massivement recalé à deux reprises, une première fois le 15 janvier, puis mardi. Face à un report à rallonge du Brexit, les défenseurs d’une sortie de l’UE qui ont voté contre pourraient changer d’avis et considérer ce texte comme l’unique voie sûre pour réellement quitter l’UE.

Le Parlement l’a rejeté mercredi, mais un Brexit sans accord reste une option par défaut​, si aucun terrain d’entente n’est trouvé. En cas de « no deal », le Royaume-Uni mettrait fin, du jour au lendemain, à 46 ans d’appartenance à l’UE, quittant le marché unique et l’union douanière sans période de transition. Ce scénario redouté par les milieux économiques causerait d’importantes perturbations dans les échanges entre le Royaume-Uni et l’UE.