Brésil: Huit morts après des tirs dans une école près de Sao Paulo

FUSILLADE Selon plusieurs médias, deux adolescents auraient tiré à l’intérieur de l’école avant de se donner la mort

Manon Aublanc
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Des policiers lors d'une intervention à Rio de Janeiro (Brésil).
Des policiers lors d'une intervention à Rio de Janeiro (Brésil). — CH Gardiner/PACIFIC PRESS/SIPA

On ignore encore ce qui les a poussés à de tels actes. Deux assaillants ont ouvert le feu, ce mercredi, dans un collège de Suzano, localité proche de Sao Paulo (sud-est), au Brésil tuant huit personnes, avant de se donner la mort, ont annoncé la police et les médias locaux.

« Huit personnes sont mortes sur place, dont les deux assaillants qui se sont suicidés », a déclaré un porte-parole de la police militaire, puis « deux blessés sont décédés après leur arrivée à l’hôpital ».

L’attaque a eu lieu pendant la récréation des collégiens

L’attaque dans l’établissement scolaire situé dans le Grand Sao Paulo, dans le sud-est du Brésil, a également fait au moins dix blessés, a ajouté le porte-parole. Rapidement arrivé sur place, le gouverneur de l’Etat de Sao Paulo, Joao Doria, a déclaré qu’il n’avait pas été encore établi que les deux assaillants, dont on ignore l’âge, étaient d’anciens élèves de l’école.

Il a précisé que deux employés de l’établissement scolaire faisaient partie des victimes. Avant de pénétrer dans l’école, les deux assaillants ont « tiré sur le propriétaire d’une station de lavage de voitures », qui a été hospitalisé, a déclaré aux journalistes le colonel Marcelo Sales, de la police militaire. Ils ont utilisé « un revolver 38 et une arme (…) semblable à un arc avec des flèches », a-t-il ajouté. L’attaque a eu lieu pendant la récréation des collégiens.

La libéralisation de la détention d’armes à feu pointée du doigt

Après avoir tiré sur les personnes qui se trouvaient dans la cour, les assaillants « se sont dirigés vers le laboratoire de langue où s’étaient réfugiés des élèves et ils se sont suicidés dans un couloir ». Selon des témoins cités par la télévision, les agresseurs portaient des masques figurant des têtes de mort.

La chaîne de télévision Globonews a diffusé des images d’élèves s’enfuyant en courant après avoir escaladé les murs d’enceinte. Le président d'extrême droite Jair Bolsonaro, peu après son arrivée au pouvoir en janvier, a libéralisé la détention d'armes à feu​, une mesure qui correspondait à une promesse de campagne mais qui est très controversée. Ses détracteurs estiment qu’elle ne va faire qu’aggraver la violence armée.