VIDEO. Crash d'Ethiopian Airlines: Une Bretonne parmi les victimes

ACCIDENT Sarah Auffret, originaire du Finistère, fait partie des 157 personnes ayant péri dans le crash du Boeing 737, dimanche, près d’Addis-Abeda

Manuel Pavard

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Sarah Auffret devait évoquer son projet de nettoyage des mers lors de l'Assemblée de l'ONU pour l'environnement à Nairobi.
Sarah Auffret devait évoquer son projet de nettoyage des mers lors de l'Assemblée de l'ONU pour l'environnement à Nairobi. — AECO
  • La Bretonne Sarah Auffret est la première victime identifiée parmi les neuf Français ayant péri dans le crash d'Ethiopian Airlines.
  • Originaire du Finistère, elle était spécialiste de l'environnement pour une association basée dans l'Arctique.
  • Elle devait aborder la pollution des océans par le plastique lors de l'Assemblée de l'ONU pour l'environnement à Nairobi.

Elle se rendait à Nairobi pour y participer à l’assemblée de l’ONU pour l’environnement. La Bretonne Sarah Auffret, 34 ans, fait partie des neuf victimes françaises du crash du Boeing 737 d’Ethiopian Airlines. L’avion qui assurait la liaison entre Addis-Abeba et Nairobi s’est écrasé pour une raison inconnue peu après son décollage de la capitale éthiopienne, ce dimanche, avec à son bord 157 passagers. Aucun n’a survécu.

La jeune femme était originaire de Querrien, dans le Finistère. Elle travaillait comme agent environnemental pour l’AECO (Association of Arctic Expedition Cruise Operators), qui regroupe des opérateurs de croisières dans l’Arctique. C’est l’association qui a annoncé la triste nouvelle dimanche soir sur son site internet et sa page Facebook.

« Nous sommes choqués et brisés d’apprendre que notre collègue et chère amie, Sarah Auffret, était sur le vol d’Ethiopian Airlines qui s’est écrasé peu après le décollage d’Addis-Abeba dimanche matin, sans survivant », a-t-elle indiqué.

Elle devait évoquer la pollution des mers par le plastique à Nairobi

Véritable globe-trotteuse, citoyenne engagée et écologiste convaincue, Sarah Auffret avait notamment été professeure d’anglais au Japon, puis guide touristique en Norvège. Elle avait ensuite effectué différentes missions en Antarctique (maintenance d’une base scientifique, chef d’expédition), avant de revenir en Arctique, plus précisément en Norvège où elle était devenue coordinatrice de la campagne internationale Clean Seas (« Mers propres ») pour l’AECO, menée en partenariat avec l’ONU.

Ce projet, qui lui tenait beaucoup à cœur selon ses anciens collègues de travail, visait à lutter contre la pollution des mers et océans par le plastique. C’est justement ce sujet que Sarah Auffret devait aborder dans la capitale kényane, du 11 au 15 mars.