Yémen: Quatre garçons de 8 à 16 ans auraient été violés par des miliciens, selon Amnesty International

AGRESSIONS Plusieurs garçons auraient été violés dans une mosquée, notamment par le fils d’un imam

20 Minutes avec agences

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Un bus de l'ONG Amnesty International
Un bus de l'ONG Amnesty International — Kriz Krystof/AP/SIPA

De jeunes garçons, âgés de huit à seize ans, ont été violés à Taëz, une ville assiégée du Yémen. C’est ce que dénonce ce lundi un rapport d’Amnesty International. Les suspects seraient des miliciens.

L’ONG a réuni des preuves faisant état de viols sur trois garçons et d’une agression sexuelle sur un quatrième. Selon leurs familles, ils auraient été agressés au cours des huit derniers mois, notamment dans une mosquée.

De véritables « crimes de guerre »

Selon une mère, son fils de huit ans a été violé deux fois en 2018 dans une mosquée par deux hommes, dont le fils d’un imam. Selon des rapports médicaux, l’enfant souffre de commotions. Un autre homme rapporte que son fils de 13 ans a été violé par les mêmes hommes. Et un garçon de 16 ans a raconté avoir été violé en décembre dernier sous la menace d’une arme par un milicien.

Les proches ont porté plainte auprès du service d’enquêtes criminelles de la ville, mais aucune mesure juridique n’a été prise. « Les viols et agressions sexuelles commis dans un contexte de conflit armé sont des crimes de guerre », dénonce Amnesty International. « Les commandants qui échouent à stopper de tels actes odieux peuvent eux-mêmes être responsables de crimes de guerre. »

D’autres agressions de ce type ont pu avoir lieu sans être rapportées, dénonce Amnesty International. La population vit dans la crainte des miliciens, qui ont proposé à cause de la guerre. Selon la loi yéménite, les personnes accusées de violences sexuelles risquent la peine de mort. Dans ce pays, la guerre a fait quelque 10.000 morts dont 2.200 enfants depuis 2015, selon l’OMS. Selon les associations, le bilan réel est bien plus élevé.