Japon: Kane Tanaka, 116 ans, est la nouvelle doyenne de l‘humanité

GUINNESS BOOK Kane Tanaka, née le 2 janvier 1903, aime les mathématiques, la calligraphie et bat le personnel de sa maison de retraite à Othello

20 Minutes avec agences

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La Japonaise Kane Tanaka a eu 116 ans le 2 janvier dernier.
La Japonaise Kane Tanaka a eu 116 ans le 2 janvier dernier. — Masanobu Nakatsukasa/AP/SIPA

Elle estime vivre en ce moment les meilleurs moments de sa looooongue vie. Une Japonaise de 116 ans a été confirmée comme la personne la plus âgée vivant dans le monde, a annoncé samedi le Guinness des Records.

Son intronisation officielle comme doyenne de l’humanité a été célébrée dans la maison de retraite où elle réside, à Fukuoka, dans l’ouest du Japon, lors d’une cérémonie en présence du maire de la ville, Soichiro Takashima. Quand on lui a demandé quel avait été le moment le plus heureux de sa vie, elle a répondu : « maintenant ».

Mathématiques, calligraphie et Othello

Kane Tanaka est née le 2 janvier 1903, l’année même où les frères Orville et Wilbur Wright ont réussi le premier vol motorisé de l’histoire, acte de naissance de l’aviation moderne. Mariée en 1922 à Hideo Tanaka, elle a eu quatre enfants et en a adopté un cinquième.

Le matin, elle se réveille le plus souvent à 6 heures. L’après-midi, elle étudie les mathématiques et pratique la calligraphie. « L’un de ses passe-temps favoris est le jeu Othello, elle est devenue experte dans ce classique des jeux de société et parvient souvent à battre le personnel de la maison », ajoute le Guinness des Records.

Les Japonais vivent longtemps

Le Japon, connu pour la longue espérance de vie de ses habitants, peut se prévaloir d’avoir été la patrie de plusieurs doyens, dont Jiroemon Kimura, mort en juin 2013 à 116 ans et qui détient le record de longévité masculine, et Masazo Nonaka, mort en janvier à l'âge de 113 ans alors qu’il était l’homme le plus âgé du monde.

Selon le Guinness, le record de longévité pouvant être prouvé officiellement, tous sexes confondus, reste détenu par la Française Jeanne Calment, décédée en 1997 à l’âge de 122 ans et 164 jours. Des chercheurs russes l'ont mis en doute récemment, sans convaincre un collège d’experts français qui ont examiné en janvier leurs arguments.