Londres prononce deux nouvelles déchéances de nationalité des veuves de djihadistes

TERRORISME Le débat fait rage dans le pays sur la pratique de ces déchéances de nationalité

20 Minutes avec AFP

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Sajid Javid, le ministre de l'Intérieur britannique.
Sajid Javid, le ministre de l'Intérieur britannique. — Mark Thomas/REX//SIPA

Deux femmes, veuves de jihadistes et ayant rejoint le groupe Etat islamique (EI) en Syrie en 2013, ont été déchues de leur nationalité britannique, a annoncé dimanche le Sunday Times citant des « sources juridiques ».

Cette annonce survient quelques semaines après une décision similaire prise par le ministre de l’Intérieur, Sajid Javid, visant Shamima Begum, une jeune femme de 19 ans qui avait rejoint l’EI en Syrie en 2015. Cette décision avait provoqué un profond débat dans le pays, relancé après l’annonce, vendredi, de la mort en Syrie du bébé de la jeune femme.

Déjà une centaine de déchéances

Reema Iqbal, âgée de 30 ans, et sa sœur Zara, 28 ans, ont respectivement deux et trois fils de moins de 8 ans, selon le Sunday Times. D’origine pakistanaise par leurs parents, elles auraient quitté Londres vers la Syrie en 2013 après avoir épousé des membres d’une « cellule jihadiste ».

Le Royaume-Uni a le pouvoir de déchoir un citoyen de sa nationalité s’il estime que cela relève de « l’intérêt général », et à condition que cela ne le rende pas apatride, conformément à la convention de New York du 30 août 1961, qu’il a ratifiée. Sajid Javid avait affirmé en février que plus de 100 personnes ont été déchues de leur nationalité britannique après avoir rejoint un groupe jihadiste.