WikiLeaks: L'ex-informatrice Chelsea Manning écrouée pour «refus de témoigner»

DETENTION En 2010, le soldat Manning avait fait fuiter grâce à Wikileaks plus de 700.000 documents confidentiels ayant trait aux guerres d’Irak et d’Afghanistan

20 Minutes avec AFP

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Chelsea Manning s'adresse aux médias à Washington, le 5 mars 2019.
Chelsea Manning s'adresse aux médias à Washington, le 5 mars 2019. — M. Barakat/AP/SIPA

Elle avait refusé de témoigner devant un grand jury d’un tribunal de l’Etat de Virginie. Chelsea Manning, l’ancienne informatrice de WikiLeaks, a été placée en détention par un juge ce vendredi pour avoir refusé de répondre aux questions de ce grand jury réputé superviser une enquête sur Julian Assange, le fondateur de WikiLeak.

En 2010, le soldat Manning, alors prénommé Bradley, avait fait fuiter grâce à Wikileaks plus de 700.000 documents confidentiels ayant trait aux guerres d’Irak et d’Afghanistan, parmi lesquels plus de 250.000 câbles diplomatiques qui avaient plongé les Etats-Unis dans l’embarras.

Chelsea Manning craignait de retourner en prison

L’ex-analyste du renseignement, aujourd’hui âgée de 31 ans, a passé sept ans derrière les barreaux [sur les trente-cinq de sa condamnation] après avoir bénéficié d’une commutation de peine octroyée par l’ancien président Barack Obama. Elle restera toutefois écrouée tant qu’elle ne reviendra pas sur sa décision ou jusqu’à ce que le grand jury soit dissous, a averti le juge Claude Hilton du tribunal d’Alexandria, cité par le Sparrow Project, une agence de presse et de communication proche des causes de Chelsea Manning.

Chelsea Manning, devenue par ailleurs une icône des personnes transgenres, avait publié jeudi un communiqué informant qu’elle craignait de retourner en prison : « Un juge va examiner le fondement juridique de mon refus de répondre aux questions devant un grand jury. Le tribunal va peut-être conclure que je suis responsable d’entrave à la bonne marche de la justice et me renvoyer en prison. »