Egypte: Un policier blessé et sept djihadistes présumés tués après deux fusillades près du Caire

OPERATION Depuis 2013 et la destitution du président islamiste Mohamed Morsi par l’armée, les groupes extrémistes ont multiplié les attentats contre les forces de sécurité

20 Minutes avec AFP

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Au moins douze personnes ont été blessées dans l'explosion d'un réservoir chimique près de l'aéroport du Caire, le 12 juillet 2018. (illustration)
Au moins douze personnes ont été blessées dans l'explosion d'un réservoir chimique près de l'aéroport du Caire, le 12 juillet 2018. (illustration) — Khaled DESOUKI / AFP

Deux fusillades ont éclaté, ce jeudi, au cours d’une opération de police en périphérie du Caire, en Egypte. Un policier a été blessé et sept djihadistes présumés ont été tués, a indiqué le ministère de l’Intérieur.

Trois des djihadistes présumés ont été tués sur la route circulaire urbaine, au sud de la capitale égyptienne, selon un communiqué du ministère. Les suspects « préparaient une action hostile, la pose d’une bombe à Guizeh (est du Caire) et se trouvaient à bord d’un pick-up déguisés en électriciens », selon le communiqué qui précise que les policiers ont ouvert le feu après avoir essuyé des tirs lorsqu’ils se sont approchés d’eux.

Des djihadistes membres du groupe extrémiste « Hasm », proche des Frères musulmans

Des armes, des câbles électriques et des explosifs ont été trouvés à bord de leur véhicule, précise encore le communiqué. Les quatre autres suspects ont été tués dans un appartement du quartier périphérique du Six-Octobre à l’est de la mégalopole, selon le même communiqué. Des armes et des matériaux pour fabriquer des bombes y ont été saisis.

Selon le ministère de l’Intérieur, les djihadistes présumés qui ont été tués étaient membres du groupe extrémiste « Hasm », un groupe armé considéré comme terroriste par les autorités, et liés aux Frères musulmans, selon les autorités. Le groupe Hasm a revendiqué depuis 2016 plusieurs attentats contre la police, des responsables et des juges, au Caire.

Plus de 550 djihadistes présumés en un an

Depuis 2013 et la destitution du président islamiste Mohamed Morsi par l’armée, les groupes extrémistes ont multiplié les attentats contre les forces de sécurité, tuant des centaines de policiers et de soldats, notamment dans des attaques contre des checkpoints.

En février 2018, les autorités ont lancé, sur ordre du président Abdel Fattah Al-Sissi, une vaste opération pour déloger le groupe Etat islamique (EI) de la péninsule du Sinaï, dans l’est de l’Egypte, et éradiquer les « foyers terroristes » du pays. Au total, plus de 550 djihadistes présumés et une quarantaine de militaires ont été tués depuis le lancement de cette opération, selon les chiffres officiels.