Yémen: Cinq enfants de 6 à 10 ans tués dans une attaque à la roquette contre une maison

GUERRE « Au Yémen, les enfants ne peuvent plus faire en toute sécurité ce que tous les enfants aiment faire, comme aller à l’école ou se promener avec leurs amis », a déploré la directrice générale de l’Unicef

20 Minutes avec agences

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Dans le village de Yakla, des résidents retrouvent leur maison totalement ravagée par les frappes au Yémen, le 3 février 2017.
Dans le village de Yakla, des résidents retrouvent leur maison totalement ravagée par les frappes au Yémen, le 3 février 2017. — AP/

Cinq enfants ont été tués dans une attaque au Yémen contre une maison de la province de Hodeida, en dépit d'une trêve en vigueur depuis plus de deux mois, ont indiqué ce dimanche l'ONU et des sources du pays. Les enfants avaient entre six et dix ans, a précisé un médecin yéménite sous couvert d’anonymat.

Des habitants ont attribué aux rebelles Houthis cette attaque à la roquette menée à Tuhayta, district du sud de la province, une zone sous contrôle du gouvernement. Les victimes ont été transportées dans l’hôpital de la ville proche de Khokha.

Huit enfants tués ou blessés chaque jour au Yémen

L’agence des Nations unies pour l’enfance (Unicef) a indiqué, dans un communiqué, que les cinq enfants ont été tués jeudi alors qu'« ils jouaient », sans désigner les auteurs de l’attaque.

« Au Yémen, les enfants ne peuvent plus faire en toute sécurité ce que tous les enfants aiment faire, comme aller à l’école ou se promener avec leurs amis », a déploré, dans le communiqué, la directrice générale de l’Unicef, Henrietta Fore. « Chaque jour, huit enfants sont tués ou blessés dans les 31 zones de conflit dans le pays », a-t-elle souligné.

Le cessez-le-feu n’a « guère changé la réalité »

Henrietta Fore a déclaré que la trêve annoncée par l’ONU à Hodeida et sa province n’ont « guère changé la réalité pour les enfants » du Yémen. Depuis l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu le 18 décembre, il y a eu des affrontements sporadiques entre rebelles et combattants progouvernementaux.

Les deux parties ne cessent de s’accuser mutuellement de violer la trêve. Les parties en conflit sont accusées de ne pas avoir protégé les civils dans le conflit.

Selon l’Organisation mondiale de la santé, quelque 10.000 personnes, pour la plupart des civils, ont été tuées et plus de 60.000 blessées dans les combats depuis 2015. Des ONG estiment que le nombre de morts est largement supérieur, certaines citant un bilan cinq fois supérieur.